L’UMP regrette l’élection d’un président socialiste pour le groupe PS à l’Assemblée

1 Publié le 22/06/2012 par La Rédaction

A peine élu, Bruno le Roux doit déjà faire face à une fronde inédite dans les travées de l‘Assemblée Nationale. Les députés UMP, qui tentent de se remobiliser après leur défaite aux législatives, ont condamné de manière appuyée l’élection d’un président socialiste à la tête du groupe PS à l’Assemblée Nationale,  une preuve selon eux « de […]

Assemblée Nationale

Pour l’UMP, un président socialiste de groupe PS est le signe d’un ‘État PS »

A peine élu, Bruno le Roux doit déjà faire face à une fronde inédite dans les travées de l‘Assemblée Nationale. Les députés UMP, qui tentent de se remobiliser après leur défaite aux législatives, ont condamné de manière appuyée l’élection d’un président socialiste à la tête du groupe PS à l’Assemblée Nationale,  une preuve selon eux « de l’État socialiste qui  apparait de plus en plus chaque jour« .

Concentration des pouvoirs

Il est clairement évident qu’aujourd’hui le PS possède toutes les cartes en main pour appliquer le programme de son candidat élu. Depuis plusieurs semaines, l’UMP a signalé qu’on risquait de voir l’émergence d’un « État PS ». François Hollande a balayé l’idée d’une « ouverture à droite » comme cela avait été le cas par Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, le PS est majoritaire partout, à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

L’UMP espérait renverser la tendance avec les élections de président de groupes parlementaires. Si un député UMP a bien remporté la présidence du groupe UMP, le groupe socialiste a signifié une fin de non-recevoir à la proposition d’une candidature UMP pour le groupe Socialiste.

« L’élection de Bruno le Roux est un très mauvais signe envoyé aux Français » selon Xavier Bertrand. « Une fois de plus les socialistes se distribuent portefeuilles et nominations, il n’y a aucune ouverture, l’opposition parlementaire est bâillonnée« . Jean François Copé estime qu’élire un membre de l’opposition aurait été un signe d’apaisement après la rude campagne de la présidentielle et des législatives. « Cela montre que le PS est un parti refermé sur lui même« .

Le PS se défend

Le Parti Socialiste s’est défendu des accusations lancées par la droite. « Élire un socialiste à la tête du groupe PS à l’Assemblée Nationale est quelque chose de logique, il n’y a là aucune manipulation » réplique-t-on Rue de Solférino. « Encore une instrumentalisation d’un non évènement« . Bruno le Roux a assuré quant à lui « tenir son rôle de la meilleure des façons possibles« .

Quant à la main mise sur tous les pouvoirs, le PS répond « les Français nous ont donné une large majorité et valident ainsi notre programme » tandis que l’UMP explique que le PS « montrerait l’exemple » en lâchant du lest dans sa concentration des pouvoirs. Un débat à suivre.

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anon 22/06/2012

C’est une honte. Que tous ces donneurs le leçons fassent le ménage chez eux et on en reparlera !

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