Jean-François Copé veut incarner une nouvelle gauche au sein de l’UMP

4 Publié le 09/09/2012 par La Rédaction

Lancé dans sa campagne pour la présidence de l’UMP, Jean-François Copé a fait le choix d’une nouvelle stratégie. Lassé de ressasser sans cesse l’héritage du Sarkozysme, il a préféré annoncer un tournant à gauche, estimant que François Hollande ne respectait pas ses engagements de campagne et qu’il fallait aller plus loin.

C’est un Jean-François Copé combatif qui est apparu hier lors de son campus UMP du Touquet. Lancé dans sa campagne pour la présidence de l’UMP, il a fait un choix radical et frondeur. Lassé de ressasser sans cesse l’héritage du Sarkozysme, il a préféré annoncer un tournant à gauche, estimant que François Hollande ne respectait pas ses engagements de campagne et qu’il fallait aller plus loin, au grand dam de certains militants qui peinent à comprendre cette nouvelle stratégie.

Incarner un nouveau socialisme

« Aujourd’hui on voit un François Hollande affaibli, qui n’ose plus. Il faut continuer dans la voie qu’il avait amorcé et prolonger ses réformes sinon son élection n’aura servi à rien » a tonné Jean-François Copé à sa tribune, devant plusieurs centaines de militants venus au Touquet pour le Campus UMP. Faisant une croix sur les années passées, celui qu’on présente comme un ultra Sarkozyste, a décidé de casser son image. « Je suis allé trop loin dans mes déclarations, par mes propos, j’ai fait du tort au parti et à ses militants. J’ai changé ».

Estimant que François Hollande déçoit dans l’opinion car la mise en application de ses promesses semble prendre du temps, il a décidé de se saisir du flambeau et d’incarner un nouvel esprit de gauche. « Je connais la gauche pour l’avoir combattue depuis des années, nous avons beaucoup de principes en commun, je peux assurer que je suis à même de mener une vraie politique de gauche, et non timorée comme le fait actuellement le gouvernement ». Et de citer ses auteurs favoris comme Engels, Deleuze, de raconter son émotion quand il entend « L’Internationale » .

Certains militants restent circonspects face à cette nouvelle stratégie, estimant que cela brouille les cartes, mais d’autres trouvent au contraire cela très pertinent « Les Français ont voté pour une politique de gauche, il faut leur montrer que nous sommes à même de la réaliser ». Et ainsi pour la première fois dans une réunion publique de l’UMP, « L’Internationale » a retenti après « La Marseillaise » .

Pour le service Politique

Le Gorafi

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