Edito du 15/10/12 Le Droit à la Corruption

11 Publié le 15/10/2012 par La Rédaction

Les récentes affaires qui ont secoué et sali la BAC de Marseille mettent en évidence cet étonnant tournant dans les mentalités depuis plusieurs années maintenant. La corruption est subitement devenue quelque chose de honteux et de publiquement condamnable. La suppression de la corruption est une nouvelle forme de Prohibition qui ne dit pas son nom.

Les récentes affaires qui ont secoué et sali la BAC de Marseille mettent en évidence cet étonnant tournant dans les mentalités depuis plusieurs années maintenant. La corruption est subitement devenue quelque chose de honteux et de publiquement condamnable. Pourquoi un tel revirement ? La corruption, le mensonge, ont toujours fait partie de la vie publique et politique. En s’y attaquant, on supprime un des leviers de notre vie quotidienne. Les plus grands faits historiques sont liés à la corruption. La suppression de la corruption est une nouvelle forme de Prohibition qui ne dit pas son nom. L’homme est corrompu par nature. En allant contre son destin naturel, on créé tous les éléments d’une perturbation.

Pourquoi la Corruption aurait-elle une si mauvaise presse. Est-elle vraiment si mauvaise, si néfaste? Clairement non. Tout cela est  l’héritage d’une bienpensance dont les germes remontent à 1968. Mai 1968 qui a propagé cette idée que la corruption était condamnable. Dans le même temps, mai 68 propageait aussi des idées fausses et tout aussi dangereuses et condamnables, comme la remise en cause de l’autorité ou même l’émancipation féminine. Curieusement personne ne s’en est ému. Mais les regards se sont focalisés sur la corruption. La Corruption doit apparaître comme une respiration naturelle de l’appareil étatique. Sans corruption, l’appareil se grippe, les décisions ne se prennent plus. Et les rouages de cet appareil perdent même l’espérance d’une évolution que la corruption pourrait leur apporter.

Au contraire, plutôt que de condamner des gens qui font leur travail, qui corrompent de manière exemplaire, il faut encourager ces attitudes. La corruption si elle est savamment contrôlée et organisée peut devenir la cheville ouvrière de ce pays, à l’arrêt depuis maintenant six mois. La corruption a montré dans d’autres pays qu’elle était devenue un élément indispensable à la vie économique. Prenez l’exemple de Robert Mugabe, qui grâce à un appareil totalement corrompu permet à son pays d’être cité en exemple tous les jours. Prenez l’exemple de la Russie où les plus jeunes sont sensibilisés à la corruption dès leur plus jeune âge.

L’Homme naît mauvais par essence, il ne sert à rien d’aller contre Mère Nature. Il faut encourager la corruption, l’enseigner aux plus jeunes. Une corruption organisée, structurée et éclairée est l’apanage d’un pays en bonne santé, prêt à affronter les défis du XXIème siècle.

Jean-François Buissière

Jean- François Buissière est Président du Directoire du Gorafi.
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