Le changement d’heure: créateur de chômage ?

6 Publié le 27/10/2012 par La Rédaction

Le changement d’heure a de nombreuses répercussions. D’abord biologique puisque notre rythme naturel s’en trouve bouleversé. Mais il engendre aussi et surtout des conséquences économiques. Instauré en 73 pour créer des économies d’énergie, le passage à l’heure d’hiver a un impact bien plus large. Chaque année, sans le savoir, le nombre de chômeurs en France augmente considérablement à chaque passage à l’heure d’hiver. Un recul d’une heure qui crée automatiquement une heure de destruction d’emploi en plus. Explication.

Le changement d’heure a de nombreuses répercussions. D’abord biologique puisque notre rythme naturel s’en trouve bouleversé. Mais il engendre aussi et surtout des conséquences économiques. Instauré en 1973 pour créer des économies d’énergie, le passage à l’heure d’hiver a un impact bien plus large. Chaque année, sans le savoir, le nombre de chômeurs en France augmente considérablement à chaque passage à l’heure d’hiver. Un recul d’une heure qui crée automatiquement une heure de destruction d’emploi en plus. Explication.

Une décision coûteuse ?

Selon les prévisions du Ministère du Travail, le recul d’une heure prévu aujourd’hui devrait créer 0,3% de chômeurs supplémentaires. C’est Michel Sapin, le ministre en charge de l’emploi, qui a confirmé cette prévision hier à l’Assemblée Nationale: “Selon les informations qui sont à notre disposition,  près de 30 000 français devraient se retrouver sans emploi en sortie de changement d’heure. Nos économistes ont procédé à des calculs très compliqués comme des divisions avec des nombres qui possèdent un ou deux chiffres après la virgule. Et nous en sommes venus à cette prévision mauvaise certes, mais néanmoins pas catastrophique”.

Cette nouvelle a provoqué une vague de critiques à droite contre le changement d’heure. Accompagnée par le MEDEF dans cette bataille, l’UMP en a profité pour dénoncer, selon leurs propos, “l’arrivée à peine dissimulée des 34 heures« . Jean-François Copé et François Fillon sont d’ailleurs d’accord sur ce point. Pour eux, il s’agit d’une mesure qui contribue tout simplement à ruiner la compétitivité française. L’ancien Premier ministre en rajoute même une couche : “Je pense que le passage à l’heure d’été pour contrebalancer l’heure d’hiver n’est qu’un écran de fumée. Il ne serait pas surprenant de voir le gouvernement supprimer le changement d’heure d’été tout en conservant le système d’heure d’hiver. On verrait ainsi sur quelques années l’arrivée progressive et vicieuse des 34, 33 puis 32 heures”.

Enfin, à gauche non plus le passage à l’heure d’hiver ne fait pas que des convaincus. Au Front de Gauche et au NPA on qualifie la mesure d’antisociale. Principal point de désaccord : depuis son instauration au début des années 70, aucun texte de loi n’a statué sur l’heure perdue lors du passage d’hiver. Un vide juridique qui entraîne “une heure perdue pour les travailleurs”. Une heure qui n’est ni comptée pour la retraite ni rémunérée à la façon d’un 13e mois.

La Rédaction

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