Paris : Une association d’anciens usagers fait visiter la ligne 13 à des collégiens

15 Publié le 13/12/2012 par La Rédaction

C’est un passage de flambeau. Celui d’une génération à une autre. Depuis septembre, une association d’anciens usagers de la ligne 13 du métro parisien a décidé de transmettre le récit de son expérience aux collégiens d’Ile-de-France. Une belle initiative qui vise à entretenir les mémoires et les consciences des plus jeunes sur l’histoire de la ligne 13 et ses ravages dans l’Histoire de l’humanité. Témoignage

C’est un passage de flambeau. Celui d’une génération à une autre. Depuis septembre, une association d’anciens usagers de la ligne 13 du métro parisien a décidé de transmettre le récit de son expérience aux collégiens d’Ile-de-France. Une belle initiative qui vise à entretenir les mémoires et les consciences des plus jeunes sur l’histoire de la ligne 13 et ses ravages dans l’Histoire de l’humanité. Témoignage

« Comprendre la souffrance des usagers »

Marcel a 85 ans et l’œil toujours vif. Il est né en 1927. Habitant depuis sa naissance Place de Clichy, la ligne 13 a toujours fait partie de sa vie. Pendant des décennies, il a effectué le trajet sur la ligne tous les jours pour se rendre au travail. Jusqu’au milieu des années 90 où tout a basculé : « Au début, c’était le paradis cette ligne. Il y avait de l’espace partout. Les gens étaient heureux de l’emprunter. C’était magnifique jusqu’en 95-96. Là, c’est petit à petit devenu cet enfer qui se perpétue encore aujourd’hui. »

Alors, voyant la situation s’enliser et la saturation s’intensifier, il a décidé de monter l’association « L13 » avec d’autres anciens usagers. Des anciens usagers qui, à un moment de leur calvaire, ont décidé comme lui de résister en se détournant vers la ligne 4 ou la ligne 12 voire en empruntant d’autres moyens de transport. Pour Marcel, sa mission auprès des élèves est simple : « Nous les emmenons directement sur la ligne 13, direction Asnières-Gennevilliers ou St-Denis, pour qu’ils comprennent, qu’ils sentent ce que ça signifie d’être usager de la ligne 13. Il est nécessaire, pour éveiller leur conscience, qu’ils aient le vécu d’un trajet sur cette ligne. Même si c’est seulement 2-3 stations. Ce ne sont encore que des enfants après tout… »

Donner une raison à la souffrance

Une expérience que l’octogénaire accompagne d’un travail d’historien : « Avec eux, nous revenons bien sûr sur les raisons qui ont conduit à cette horreur des transports en commun. Nous leur expliquons tout : l’impact de la correspondance avec la ligne 14 à St-Lazare, le développement économique et démographique en Seine St-Denis etc… Nous leur apprenons tout ça pour qu’ils intègrent les causes de la souffrance, de leur future souffrance peut-être.»

Tony est en 3e au collège Albert Camus de Bois-Colombes dans les Hauts-de-Seine. Il fait partie de ces collégiens qui participent à cette sortie organisée par Marcel et l’association L13. Alors que pour l’occasion il vient d’effectuer son premier voyage à bord de la terrible rame, il semble encore sous le choc : « Heu…je pensais pas que ça pouvait exister ce genre de trucs. Franchement, c’est horrible. Les gens qui sont là, ils subissent ça tous les jours. C’est injuste ! Moi je pense qu’ils devraient pas souffrir comme ça. C’est pas bien… »

Guillaume est un ancien usager lui aussi. Né au début des années 70, il fait partie de cette 3e génération de passagers. La génération sacrifiée comme on l’appelle. Celle durant laquelle le tournant historique de la ligne a eu lieu. C’est encore avec des trémolos dans la voix qu’il témoigne devant les collégiens qu’il accompagne : « Je suis né en 1971 et j’avais un peu plus de 20 ans quand les ennuis ont commencé. Dans ma mémoire, je n’ai que quelques bribes de souvenirs de ce métro non saturé. Des bribes qui remontent à l’enfance… » Et l’ancien usager de continuer : « Même si je ne l’ai que très peu connue dans sa belle période, je le sais : oui une ligne 13 calme et agréable, c’est réalisable, ça a existé à un moment de notre histoire. Et aujourd’hui, je veux montrer à ces gamins qu’une autre ligne 13 est possible. »

Le Gorafi

Illustration : wikicommon / http://www.flickr.com/photos/terrazzo/

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15 avis éclairés

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Max 13/06/2016

En tant qu’individu de la troisième génération, je confirme ce triste constat. Loin est le bon temps où l’on pouvait avoir une place assise dès la station de départ en ce pointant juste au moment de l’arrivée de la rame à quai.
Maintenant c’est simple si on ne vient pas deux rames avant c’est châtillon-montrouge porte de clichy debout à 06:30 du mat. Super journée !!!
Raz le bol la RATP.

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Gwenn 20/04/2013

Pourquoi ce truc me parait si naze et si inutile? Pourquoi le gorafi vous plaît?

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Keufran 20/12/2012

Les places assises ont toujours existé!

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Madame Ours 16/12/2012

Un peu de psychogénéalogie et penchons nous sur les origines de la ligne 13. La ligne 13 est née de la fusion de la ligne B du RER avec une ligne de métro pas très catholique, ses deux parents lui ont donné un prénom bien malchanceux : Treize. Je ne comprends pas qu’à l’état civil, le fonctionnaire ne se soit pas manifesté, voilà pourquoi nous en sommes là. Ne cherchons pas midi à quatorze heures. Il nous reste peu de temps pour profiter de la vie.

    143

    Madame Ours 16/12/2012

    de plus, j’ai oublié de préciser que la ligne B du RER devrait se faire stériliser. On ne peut pas la laisser faire des petits. La preuve.

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Zogby 13/12/2012

Mensonges, Robert Faurisson a bien prouvé que la ligne 13 n’a jamais été saturée. Dieudonné prépare d’ailleurs un spectacle sur le sujet!
Resistance!

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Ysabeau 13/12/2012

Heureusement qu’ils font ça avec des enfants, c’est tout de même moins pire que de se livrer à ces expériences-là sur des animaux.

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George Kaplan 13/12/2012

La solution est pourtant simple : doubler la ligne 13 d’une ligne aérienne de ballons ou de dirigeables, comme pendant le siège de 1870. Qu’attendent les pouvoir publics pour mettre en œuvre cette indispensable modernisation ?

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Le cheval enrubanné 13/12/2012

Quelle belle initiative ! Bravo
Dans la même lignée, je propose que l’on créé:
L’association des enfants des usagers de la ligne 13
L’association des petits enfants des usagers de la ligne 13
L’association des beau frère des usagers de la ligne 13
L’association des chats des usagers de la ligne 13 (n’y voyez aucune allusion à l’affaire de la mère Michel)
L’association des boites de haricot des usagers de la ligne 13
et le fin du fin:
L’association des amis de l’association des usagers de la ligne 13

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Avis 3000 13/12/2012

Superstitieux, je ne l’ai jamais empruntée

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papyreno 13/12/2012

Comment peut-on oser se plaindre de cette merveilleuse ligne de métro qui fait tant pour ses usagers ? Quelle autre ligne peut se targuer de favoriser autant les contacts humains ? Cette promiscuité ne doit-elle pas être garantie en ces temps de morosité et de repli sur soi ?

    137

    commodore 13/12/2012

    la promiscuite a ce point par moment ca donne des relations sexuelles non desire

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gub 13/12/2012

Ça ne fait rire que les parisiens, c’est dommage.
Et c’est dégueulasse de faire subir ça à des enfants.

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