L’Edito du 17/12/2012 Ces comédies romantiques qui mentent aux gens

1 Publié le 17/12/2012 par La Rédaction

Aujourd’hui Jean-François Buissière s’attaque à ce fléau des temps modernes qu’est la « comédie romantique ».

Hier soir la Télévision Française a encore diffusé ce que j’appelle une arme de destruction massive. Ou comment un simple objet, innocent, un vulgaire assemblage d’images sur une bande de celluloïd peut devenir l’arme la plus destructrice de notre époque. Je veux bien sûr parler de cette vision idéologiquement douteuse dont est porteur le film Love Actually.

Un film dangereux, mou, qui laisse flotter dans son sillage un sentiment amoureux aussi tenace, actif et contaminant que le bacille de charbon. On ne peut que regretter qu’en des temps aussi durs et qui demandent à chacun une attention de chaque instant on diffuse de tels films à une heure de grande écoute. Car ces films laissent croire aux téléspectateurs qu’ils pourront vivre des histoires similaires, que l’Amour les attend au coin de la rue. Propagande, mensonges, et asservissement.

En diffusant à des heures de grande écoute de pareilles « œuvres » on fait le travail de l’Ennemi. Cet ennemi qui, tapi dans l’ombre, n’attend qu’un moment de faiblesse, même intime, pour frapper. Ces films nous rendent dépendants, désespérés, émotifs, désillusionnés. De manière générale, la comédie romantique est je pense à bannir. Elle est une forme de science-fiction du sentiment. Elle rend dépendant, dangereusement dépendant. Il suffit de voir les taux d’audience aux heures de diffusion pour réaliser l’emprise sur la population. Quand allons-nous nous libérer de cette prison aux barreaux dorés faite de bons sentiments ?

On doit mieux informer les gens sur les dangers de tels films. Les avertir qu’il s’agit d’œuvres de fiction qui ne reflètent en rien la réalité. Combien de personnes ont eu la vie brisée en tentant de reproduire ce qu’elles ont vu dans ces films, à l’instar de ceux qui ont tenté de reproduire les recettes de bombes artisanales de MacGyver. Le danger est le même. J’espère honnêtement que le gouvernement va prendre très au sérieux cette menace et agir en conséquence. Nous avons perdu trop de temps et bon nombre de nos concitoyens sont et seront toujours marqués à vie dans leur chair par les tissus de mensonges de ces « œuvres ».

 

Jean-François Buissière
Jean-François Buissière est président du Directoire du Gorafi.

Publicité
Publicité