Après les nazis, la Fondation Simon Wiesenthal traque désormais les grammar nazis

81 Publié le 22/01/2013 par La Rédaction

Vienne – C’est signe de changement de temps. Alors que les derniers vrais nazis se font de plus en plus rares, la fondation Wiesenthal, du nom du fameux chasseur de nazis, a annoncé qu’elle allait s’attaquer aux « grammar nazis » qui pullulent sur les réseaux sociaux. Reportage.

Vienne – C’est signe de changement de temps. Alors que les derniers vrais nazis se font de plus en plus rares, la fondation Wiesenthal, du nom du fameux chasseur de nazis, a annoncé qu’elle allait s’attaquer aux « grammar nazis » qui pullulent sur les réseaux sociaux. Reportage.

Nouvelle époque, nouveaux dangers

Ils sont apparus en même temps que l’explosion des forums internet et des réseaux sociaux. Eux, ce sont les grammar nazis – littéralement les nazis de la grammaire. Sans répit, ils traquent les fautes d’orthographe, de grammaire des internautes. Des internautes qui vivent dans la peur. « Quand j’écris un texte ou un commentaire, il y en a toujours un pour me rappeler à l’ordre, c’est devenu invivable » raconte un internaute anonyme. Mais la peur pourrait bien maintenant changer de camp. En effet, la fondation Simon Wiesenthal, du nom de Simon Wiesenthal, fameux chasseur de nazis, a annoncé son intention de traquer désormais les « grammar nazis ». Une volonté de s’adapter à une nouvelle époque et ses nouveaux dangers.

Il faut dire que les nazis pur crus sont devenus beaucoup plus rares au fils des temps. Et depuis la capture de Laszlo Csatary l’an dernier, la Fondation fait face à de nombreuses difficultés et doit élargir ses compétences. « Il ne doit pas y avoir de sanctuaire pour les nazis, peu importe leur genre ou leur style » a affirmé le secrétaire de la Fondation lors de la conférence de presse à Vienne ce matin. L’objectif de la fondation est clair : changer le rapport de force et mettre fin à une forme de tyrannie sur les réseaux sociaux. « Trop longtemps certains ont vécu sous le joug de ces SS de l’orthographe et de la grammaire. Ils seront identifiés, traqués et éliminés. Si besoin, ils répondront de leurs actes devant la justice de leur pays ».

Du côté des grammar nazis, on ne comprend pas l’acharnement soudain de la Fondation qui jusque là chassait le nazi de souche. « Il faut bien comprendre qu’il s’agit d’une métaphore. Aucun d’entre nous n’est totalement antisémite. De même, peu d’entre nous sont véritablement nazis. C’est une expression qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre, il ne faut pas faire de généralisation à outrance » temporise Julien, 19 ans, qui revendique son côté grammar nazi sur Internet. « Les gens prennent des fois trop de libertés avec l’orthographe et la grammaire, c’est absolument intolérable, quelqu’un doit agir » affirme-t-il. Avant de rejoindre la clandestinité, Julien a cependant noté plusieurs fautes dans le communiqué de la Fondation dans les précédents paragraphes de cet article : « Ces gens là ne respectent vraiment rien, ça ne se passera pas ainsi » commente-t-il.

La Gorafi

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