A la recherche de sa correspondance à Châtelet, il vit dans le métro depuis 17 ans

Touristes de passage dans la capitale ou simples parisiens, certains d’entre vous l’ont peut-être déjà croisé. Charly Weber, 49 ans, vit dans l’immense station de métro-RER de Châtelet les-Halles depuis bientôt 17 ans. Ce Strasbourgeois d’origine était à la base venu à Paris pour de simples vacances. Un séjour qui s’est transformé en une interminable errance quand celui-ci a dû prendre une correspondance à cette station dans laquelle il survit depuis. Portrait.
« Est-ce que cette ligne 7 existe vraiment ? »
Les traits amaigris, la barbe hirsute et les yeux dans les étoiles qu’ils espèrent revoir un jour. Charly a tout du naufragé. Son histoire commence comme celle de n’importe quel usager du métro. Un trajet plus ou moins confortable, puis la nécessité d’effectuer un changement. Pour Charly, qui souhaitait se rendre Place Monge, cela passera par une correspondance en gare de Châtelet. Une correspondance que jamais il ne trouva.
Nous sommes en janvier 1996. Charly se perd donc dans ce nœud inextricable de couloirs. Aujourd’hui il se souvient de cet instant où il est devenu un naufragé des transports en commun : « Au début, je croyais devenir fou. Je ne trouvais pas le chemin. J’ai essayé toutes les routes possibles mais à chaque fois, je me retrouvais au même endroit. Aujourd’hui, j’en viens même à douter : est-ce que cette ligne 7 a réellement existé? »
Depuis ce jour de janvier 96, pour Charly, c’est la survie : « Au bout de 2-3 mois, j’en ai eu assez de chercher. Je n’avais plus la force. Alors, il a bien fallu se résigner et essayer de continuer à vivre le mieux possible ». Et le survivant de décrire son quotidien : « Je me nourris avec ce que les gens jettent dans les poubelles. Ils gâchent tellement. Pour ce qui est de l’hygiène, je me lave grâce à quelques arrivées d’eau qui se trouvent ici et là. Enfin, pour la distraction, il reste les marchands de journaux. Je leur vole quelques revues de temps en temps. »
Dans l’espoir d’un sauvetage
Cette routine, Charly la vit donc depuis 17 ans. Même s’il a renoncé à trouver toute correspondance, il nourrit tout de même l’espoir d’un possible sauvetage : « Depuis que je me suis perdu, à chaque fois que je demande le chemin, personne ne m’aide. On est à Paris après tout… Mais je crois tout au fond de moi qu’un jour quelqu’un passera pour me sortir de là ou simplement pour me donner un plan des lieux. Alors, évidemment, quand je songe à cette idée, je me demande si j’arriverai à retourner à une vie normale après tout ça. »
La Rédaction
Illustration : iStock









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Pauvre Charly! Il se souvient maintenant qu’il avait demandé son chemin à un type qui présentait bien, avec une chemise et une cravatte. Un certain M Cahuzac. On connaît la suite, 17 ans d’errance et ça continue.
Après l’avoir pris en photo sans s’être donné la peine de se baisser et après avoir décrit sa vie privée de ces dix-sept dernières années, j’espère que vous avez quand même précisé à cet honorable monsieur où se situait la correspondance. J’espère.
Malheureusement, le journaliste est parisien aussi.
Une rumeur tenace voudrait que la ligne 7bis mène au paradis. D’autres affirment que cette ligne est au contraire, avec sa forme circulaire, le premier cercle de l’enfer. La plupart des gens sont toutefois de l’avis qu’elle se trouve à l’étranger (Bolivar, Botzaris, Danube)…
J’ai entendu parler d’un mec qui a fini par mourir à force de chercher la ligne 5 à République. A ce qui paraît, il habitait non loin de Paris pourtant, et prenait régulièrement le métro.
Sans compter le drame de la demoiselle emportée par le tapis roulant à Montparnasse…
Le Gorafi passe sous silence le fait très important que grâce à sa mésaventure, Charly parle désormais 28 langues différentes et plus de 270 dialectes africains! comme quoi, il y a toujours un peu de bon dans le malheur.
On se demanderait presque si les gens n’ont pas compris qu’il s’agit d’un article à but humoristique… Il est évident qu’on ne reste pas coincé un mois dans une station en cherchant une correspondance, et pas même 5 minutes !
1. Quand on sait lire on suit les panneaux
2. Quand on ne sait pas lire on demande aux gens et les gens répondent (contrairement à ce que certains laissent entendre)
3. Quand on est vraiment désespéré on suit quelqu’un au hasard !
Mais ceux qui disent « c’est pas très réaliste quand même » feraient bien de réfléchir deux secondes…
Les gens répondent ?
Hahahahahahahahahaha, merci, l’avis éclairé le plus drôle qu’il m’ait été donné de lire depuis que je suis arrivé sur ce site.
Mais bien sûr qu’ils répondent ! Bon… après faut réussir à comprendre la langue.
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Dans cette bédé, des histoires absolument improbable, et entre autres celle d’un provincial qui vient en voiture à Paris pour la première fois… puis qui gare sa voiture à une des portes de la ville, et note le nom de la station la plus proche sur son ticket de métro.
Le soucis, après avoir été à son rdv, il est dans le métro quand il ne retrouve plus le fameux ticket avec la fameuse information. comme il a une très mauvaise mémoire, il tente de faire toutes les portes de Paris en métro mais très vite, se retrouve à court de ticket, et commence à errer dans les couloirs, puis peu à peu, son apparence se détériore, les jours, les mois passent… il est obligé de gruger pour continuer dans le réseau, donc il évite les contrôleurs, la police des transports, …il doit à tout prix retrouver sa voituuuuuure!
Au final, hirsute, la barbe longue, il finira abattu par des flics, en hurlant dans un couloir!
A lire aussi: le HLM qui, déserté en pleine canicule, devient peu à peu une seconde arche de Noé, avec un seul homme et une femme pour le diriger comme un bateau alors que le déluge commence
j’adore Caza!
Bonjour
Nos informations sont toutes vérifiées et authentiques et en rien adaptées ou reprises d’autres.
Bien à vous.
Enquête bâclée. Sinon, vous auriez titré « Ivre, il vit dans le métro depuis 17 ans », ce qui aurait mieux correspondu à la réalité.
les spéléos sont pas cons… ils ont inventé la bonne vieille méthode de la corde pour ça. On s’attache à un bout et on accroche l’autre coté vers l’entrée du trou : comme ça on peut toujours revenir au point de départ. Le mec il l’a un peu cherché… encore un assisté qui voudrait que tout lui soit donné. Et pourquoi pas un plan du métro aussi !!!
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Je suis quand même sceptique sur cette histoire. 17 ans dans le métro sans choper une maladie mortelle ou être mangé par les rats, ça me parait improbable.
Cette histoire m’attriste vraiment, mais en même temps avec tous ces tunnels qui se croisent et s’entrecroisent je ne serais pas étonné de savoir qu’il y a d’autres Charly dans les grandes villes françaises.
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Voilà quelqu’un de très peu prévoyant. S’aventurer sans boussole, sans GPS et sans le nécessaire de survie dans le métro parisien tient de la folie.
Je ne comprends même pas comment il a fait pour survivre durant 17 ans. Il est également très chanceux de n’être pas tombé sur la tribu locale nommée « ratp ». Reconnaissables à leur tristes costumes verts, ces individus peu recommandables sont extrêmemnt violents. Spécialement avec ceux qui ne leur apporte pas l’offrande du « titdeutranspor ».
Bon courage à cet homme donc, mais je crains qu’un retour à la civilisation soit désormais impossible.
À sa décharge, le GPS pour tous n existait pas, il y a 17 ans…
Et encore, c’est sans compter sur la diabolique correspondance à Gare de Lyon pour prendre le (14)…
Si le Garofi accepte ma candidature que j’envoie ce WE, je ne ferai même pas un papier bidon si délirant mais un « real » : parisiens, amusez-vous à suivre scru-pu-leu-se-ment les flèches pour rejoindre le métro (14)… (ou les flèches pour accéder aux grandes lignes, c’est pareil). Quand vous aurez fait 14 (tiens ?) fois le tour de la salle d’échanges M14/RER (sans compter les sens de circulation bien diaboliques), le brave homme de la ligne M(7) vous semblera très chanceux…
D’ailleurs, 2×7….14. Tiens-tiens…
Et Lyon comme… Paris-Gare de Lyon: (75-69) + (M7) =…13…
Ils sont diaboliques, je vous dit
Ce n’est hélas pas le premier. Il y avait l’abonné de la ligne U qui a vécu toute sa vie dans des conditions analogues, il y a bien longtemps, déjà…
Je connais ce problème. J’ai décidé de quitter Paris en 1977 pour ne plus subir cette pression des correspondances démantes. Puis, arrivé en province, je me suis de plus en plus éloigné des transports en commun quittant le chef lieu pour un bourg non desservi par aucun bus, car, cette angoisse me poussant à me terrer au moindre tremblement me rappelant le passage d’un éventuel métro. Pourtant, la première ligne est à 250 km de chez moi, c’est dire.
Même le mot de bienvenue me rappelle trop Montparnasse et les sueurs froides me reviennent, non pas le tapis roulant!!!
Je refuse d’écouter J.L. Aubert, vous vous doutez pourquoi, je ne mange plus de gâteau appelé Opéra etc… le traumatisme après toutes ces années est trop fort.
La pire des gares c’est celle de Montparnasse
Vous avez oublié le « C ».
Oui: Montparcnasse.
Il doit demander à Florent Pagny ^^
son histoire m’inspire pour un scenario de film. d’ailleurs je suis un usager de la ligne 7 mais je n’ai jamais vu la station chatelet etrange ….
Trop tard Luc Besson l’a déjà fait et c’est même Adjani et Lambert qui joue dedans
Sinon respect a cet homme que j’ai déjà rencontré, je ne savais qu’il était perdus mais la prochaine fois j’esserais de trouver ton chemin.
Personnellement connaissant la station je m’étais déjà preparé la première fois, un passage a decathlon porte d’Orleans et ensuite ligne 4. J’avoue que c’était dur, mais maintenant que j’ai mis les piquet je le fait souvent dans des amis sont la.
Je connais cet homme moi même étant un usager quotidien de cette station du Châtelet. Il m’a même raconté son histoire mais comme il n’a pas encore fini de me la raconter je ne lui indique pas encore la direction de sa correspondance. Il est tellement touchant.
Je l’ai croisé moi aussi le mois dernier et dit connaître la ligne 7, mais il ne m’a pas cru.Je crois qu’il parlait à un ballon qu’il avait appelé « Vendredi ».
Le journaliste aurait pu l’aider. Enfoiré va !
Vous êtes inhumains les gens…..
Dommage que la photo vienne d’iStock, il ne doit pas s’agir de l’homme dont on parle dans l’article, ça n’aide pas à la compréhension, le journaliste qui a recueilli le témoignage n’aurait pas eu de mal à prendre une minute pour réaliser une image.
je pense qu’il aurait été maladroit de sortir un appareil photo numérique devant Charly; en effet, il y a 17 ans cette technologie n’était pas tout public. Il est important de laisser Charly dans son environnement pour ne pas créer de stress. De nombreuses études ont prouvé qu’apporter la modernité à des ethnies primitives tendait à les déstabiliser et les détruire. Faire le parallèle avec un homme reclus depuis presque vingt ans dans le métro me semble justifié, d’autant qu’il constitue une tribu à lui seul, à Châtelet du moins.
Mais, jeune effronté, ne crois-tu donc pas que Charly c’est habitué à la modernité après DIX-SEPT ANS passé en tant que spectateur du continuel flux de bobos parisiens ??
Des bobos parisiens dans le Métro ? À jeun ?
Cela serait une découverte anthropologique de premier ordre et cela aurait fait la une des journaux (ou du moins du Gorafi) depuis belle lurette. Je ne peux pas y croire et je ne comprends pas que vous puissiez y croire vous même.
Merci au Gorafi de participer à la renommée de Charly et meri plus encore de ne pas l’avoir guidé vers la sortie après l’interview. Nous nous sommes habitués à sa présence et il nous manquerait. Il nous appartient.
Heureusement se drame n’arriverait pu à l’heure actuelle avec les nouvelles applications smartphone !!!
La ligne 7 mentionnée n’est-elle pas une légende urbaine ? Et ce pauvre homme l’a réellement cherchée ? Que les gens sont donc cruels, tss tss tss !
Charly, c’est Maman ! si par chance tu voles un téléphone portable et trouves mon message sur gorafi, je me suis perdue dans les couloirs à Nation en te cherchant. rejoins moi sur le quai avec les sièges orange. je t’attends
Je me suis perdu une fois, au bout d’un mois, j’ai trouvé un agent RATP qui m’a aidé a trouver une sortie. Depuis, je ne prend plus de transports en commun, et ne me déplace qu’a pied. Un problème méconnu des provincials :/
Explique moi comment il est possible de se perdre et de rester bloqué 1 mois ? tu suis des gens t’arrive bien a remonter a la surface faut pas être débile quand même -_- je comprends rien a cette histoire ça me parait improbable
Ça se voit que vous n’êtes jamais passé à Châtelet (ou alors vous faites partie de ces chanceux dont la correspondance était au bout du couloir). Si le Gorafi publie cet article vous pouvez être sûr que c’est crédible et archi vérifié.
Facile de dénigrer quand on vit à Montcuq, hein !
Le jour où tu te perdras en ce terrain hostile, et que tu chercheras à éviter par tous les moyens les autochtones de la communauté « ratp », et seulement à ce moment là, tu connaîtras la vraie souffrance et la profondeur des abîmes de Paris.
Tu ne t’es jamais demandé pourquoi il y avait tant de voitures en circulation dans cette ville ? Seuls les habitants connaissent la vérité.
D’ailleurs, y’a eu une adaptation au cinéma… Silent Hill, si je me souviens bien.
…des provinciaux
J’ai croisé ce type une fois! Je lui ai dit qu’il trouverait la ligne 7 en tournant deux fois à gauche et qu’il pouvait pas la louper, ha ha!