Israël et Palestine pourraient s’entendre sur une interdiction commune de la Zumba

37 Publié le 25/03/2013 par La Rédaction

C’est une lueur d’espoir au Proche-Orient. Quatre jours après la visite de Barack Obama dans la région, le gouvernement israélien et les dirigeants palestiniens ont annoncé leur volonté commune d’un accord historique. Les deux camps, en proie au conflit depuis des décennies, semblent sur le point de trouver un terrain d’entente en signant une interdiction totale et immédiate de la Zumba en Israël et dans les territoires palestiniens. Décryptage.

C’est une lueur d’espoir au Proche-Orient. Quatre jours après la visite de Barack Obama dans la région, le gouvernement israélien et les dirigeants palestiniens ont annoncé leur volonté commune d’un accord historique. Les deux camps, en proie au conflit depuis des décennies, semblent sur le point de trouver un terrain d’entente en signant une interdiction totale et immédiate de la Zumba en Israël et dans les territoires palestiniens. Décryptage.

L’ennemi commun

« C’est un pas important vers le processus de paix et l’entente entre nos deux nations. » commente Khaled Mechaal, le dirigeant du Hamas, le parti islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza. Le sulfureux chef en exil à Doha au Qatar a tenu à saluer « une chance unique » dans l’histoire des deux pays. « Nous avons trouvé un intérêt commun avec notre ennemi. Nous nous sommes rendus compte que nous n’étions pas si différents des Israéliens. Face aux ravages de la Zumba, nous sommes finalement tous les mêmes. »

C’est donc par la culture qu’Israël et la Palestine pourrait poser les bases d’un apaisement de leurs relations politiques et militaires. Pascal Boniface dirige l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques : « C’est un processus classique dans l’instauration d’un rapport de paix entre deux pays traditionnellement ennemis. On se trouve un ennemi commun, une souffrance commune et on se ligue contre cet ennemi. »

Et cet ennemi, ce n’est ni un autre pays ni un groupe politique ou religieux mais bien une pratique culturelle. A savoir la Zumba, ce mélange de danses latines et d’aérobie inventé par le colombien Beto Perez. Un phénomène en plein essor dans le monde et dont les dégâts en Israël, en Cisjordanie ou à Gaza ont été terribles : « Dans toute la région on a des gens qui se mettent à bouger, à gesticuler dans tous les  sens sur des musiques insupportables. On a essayé de régler ça de manière conventionnelle avec des roquettes mais on s’est aperçu que le mal était d’une telle ampleur qu’on était obligé de s’allier avec nos ennemis » commente Khaled Mechaal.

Même constat chez Moshe Yaalon, le nouveau ministre de la défense israélien : « Nous avons décidé de suspendre toutes nos attaques sur Gaza ainsi que l’arrêt de la colonisation tant que nous n’aurons pas réglé ce problème et ramené la stabilité dans la région. En retour nous avons eu la promesse du Hamas et du Fatah que toute attaque à notre encontre cesserait également de leur côté. »

Le risque de l’après-Zumba

John Kerry, le secrétaire d’Etat américain en visite dans la région et à l’initiative de cet accord a exprimé toute sa satisfaction à l’annonce des deux camps : « Je suis très fier de cette future alliance. J’espère et je crois qu’elle sera suffisamment solide pour installer un climat d’échange et de partenariat sur le long terme. De plus nous avons assuré aux gouvernements israéliens et palestiniens tout notre soutien à la fois économique et militaire dans leur tentative d’éradication de la Zumba. »

Mais pour Pascal Boniface, si cette nouvelle semble être pour l’instant la meilleure chance de paix au Proche-Orient, le risque que le conflit reprenne n’est pas à éviter : « Cela peut arriver. Quand les deux camps auront réussi, espérons le, à supprimer la Zumba dans la région, ils risquent de se retrouver face à leurs vieilles querelles et la discorde pourrait bien reprendre de plus belle. »

Ce fameux accord d’interdiction de la Zumba entre les futurs ex-frères ennemis devrait être, lui,  signé à Washington dans la semaine.

La Rédaction

Illustration: WikiCommons/U.S. Department of State
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