Chypre: Les employés des agences de notation se plaignent d’horaires contraignants et d’heures supplémentaires

12 Publié le 27/03/2013 par La Rédaction

New-York – Conséquence de la crise chypriote, de nombreuses agences de notation ont adapté leur rythme de travail au suivi de la crise, heure par heure. Des agences qui font maintenant aussi face à une grogne des employés en raison d’horaires parfois contraignants et d’heures supplémentaires. Reportage. Une crise atypique qui évolue trop vite Les […]

New-York – Conséquence de la crise chypriote, de nombreuses agences de notation ont adapté leur rythme de travail au suivi de la crise, heure par heure. Des agences qui font maintenant aussi face à une grogne des employés en raison d’horaires parfois contraignants et d’heures supplémentaires. Reportage.

Une crise atypique qui évolue trop vite

Les employés des agences de notation Fitch, Moody’s et Standard and Poor’s ne sont pas contents et le font savoir. En cause, la crise chypriote qui en quelques jours a forcé les agence de notation à accélérer le rythme de travail, avec parfois à la clé des heures supplémentaires. « C’est une crise atypique car elle évolue très rapidement d’heure en heure » commente un des conseillers de l’agence Fitch.

Une crise qui évolue bien trop vite pour certaines équipes qui ne peuvent plus suivre. « La note chypriote est abaissée plusieurs fois par jour. Ce qui nous oblige à être à l’écoute des marchés et nous avons dû adapter le rythme de travail de nos équipes pour pouvoir suivre efficacement et dégrader de la manière la plus rapide et la plus efficace possible » explique un autre responsable.

Du côté des traders, l’ambiance est plutôt morose et certains le font ouvertement savoir. « Autant avec la Grèce il y avait un rythme décent d’abaissement de la note, de l’ordre de la semaine. Ici, les compteurs se sont affolés, on ne peut pas abaisser plusieurs fois par jour la note sans conséquence pour nos équipes, on ne peut pas suivre » explique un trader épuisé et syndiqué qui a tenu à rester anonyme. L’homme pointe des horaires quasi inhumains et incontrôlables : « Cette semaine j’ai dû assurer mon poste de 11h à 17h, voire 17h30, avec moins d’une heure de pause déjeuner. Dans quel monde vit-on ? Je me sens comme exploité. Quelque part, je me sens proche des Chypriotes ».

La Rédaction

Photo: DR

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