Paris : un piéton impatient de tester ses meilleures prises de Judo sur des bénévoles d’ONG trop insistants

66 Publié le 25/04/2013 par La Rédaction

Qui n’en jamais eu assez ? Assez des militants d’ONG qui saturent les rues des grandes villes de France à la recherche d’une oreille bienveillante et d’un compte courant prêt à perdre quelques euros. Fabrice Lourot fait partie de ces français fatigués et excédés par ces militants d’ONG « trop nombreux et trop insistants » selon lui et qui ponctuent son trajet quotidien vers son travail. Mais ce matin Fabrice fait preuve d’une excitation toute particulière. En effet, le trentenaire de 30 ans, ceinture noire de Judo, a décidé d’appliquer en situation réelle ses meilleures techniques sur les bénévoles qui se présenteraient sur son chemin. Reportage.

Qui n’en n’a jamais eu assez ? Assez des militants d’ONG qui saturent les rues des grandes villes de France à la recherche d’une oreille bienveillante et d’un compte courant prêt à perdre quelques euros. Fabrice Lourot fait partie de ces français fatigués et excédés par ces militants d’ONG « trop nombreux et trop insistants » selon lui et qui ponctuent son trajet quotidien vers son travail. Mais ce matin Fabrice fait preuve d’une excitation toute particulière. En effet, le trentenaire de 30 ans, ceinture noire de Judo, a décidé d’appliquer en situation réelle ses meilleures techniques sur les bénévoles qui se présenteraient sur son chemin. Reportage.

Dans le respect de l’adversaire

« Je bosse mon Tomoe Nage (planchette japonaise) depuis 1 semaine non-stop et j’ai hâte de voir ce que ça va donner sur un ptit jeune d’Action Contre la Faim. » nous confie Fabrice plein d’entrain. Ce commercial à la vie et amateur de balayage et autres projections spectaculaires dans le privé l’a décidé : ce matin il testera « pour de vrai » les prises de Judo qu’il maîtrise le mieux. Mais toujours « dans le respect de l’adversaire » selon le principal intéressé.

Et pour le parisien, qui est aujourd’hui 3e dan après avoir pratiqué cet art de la souplesse depuis ses 15 ans, tout partenaire de lutte sera le bienvenu : « Croix-Rouge, Unicef, AIDES, je prends tout. Je me sens techniquement prêt et surtout extrêmement motivé. J’suis prêt à combattre avec n’importe quel bénévole qui se trouvera sur ma voie. » et le judoka de préciser : « Je vais respecter les règles de conduite du Judo en évitant au possible le conflit. Mais si je tombe, comme chaque putain de matin, sur un ptit gars qui me demande 5 secondes de mon temps pour m’expliquer que les pandas sont en train de s’éteindre…Là je garantis rien…»

Placer 1 ou 2 ippons*

Fabrice Lourot va donc faire tout son possible pour échapper à la confrontation même s’il sait que les provocations risquent d’être nombreuses ce matin. Mais si le combat s’avère inévitable, il se dit prêt à en découdre et garde son objectif en tête : « Le but c’est d’arriver à placer au moins 1 ou 2 ippons sur ma route. En sachant que j’ai 20 minutes de marche, ça reste jouable. »

La Rédaction

* Prise entraînant la chute sur le dos de l’adversaire, mettant ainsi fin sur le champ à la rencontre.

Illustration: iStock / theprint
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