Élevée durant 12 ans par des loups, elle se dit choquée par la « jungle de Cannes »

16 Publié le 21/05/2013 par La Rédaction

Cannes – Sarah Winterman est une jolie canadienne de 34 ans et demi. Son histoire, vous la connaissez peut-être : celle d’une petite fille recueillie pendant plus d’une douzaine d’années par une meute de loups gris du Nord du Canada. Aujourd’hui, Sarah est comédienne. Elle a débarqué à Cannes hier soir pour présenter un film d’animation auquel elle prête sa voix. L’ancienne fille sauvage raconte avoir subi un choc en débarquant sur la Croisette et parle d’un milieu « bien plus dangereux » que celui des loups où elle a grandi. Regard.

Elle pensait tomber dans un univers de rêve et de paillettes, de création artistique et de belles rencontres. Mais Sarah Winterman a vite déchanté. Open bar abrutissant, jeunes acteurs qui essaient de se placer et ribambelles de cagoles tout droit sorties d’une émission de télé-réalité : le décalage est brutal pour Sarah entre ce qu’elle avait imaginé et la réalité. Moins de 24 heures après son arrivée elle raconte : « J’imaginais de la beauté, des cinéastes passionnants et un temps magnifique comme sur les cartes postales. Pas ça… »

Car c’est aux alentours de 22h30, soit 3 heures après avoir pris possession de sa chambre cannoise que le basculement psychologique a eu lieu. Sarah reçoit une invitation pour une soirée au VIP Room. La belle ingénue fait confiance à ses hôtes et part pour ce lieu incontournable du Festival. A peine arrivée, la déception l’assaille : « C’est vraiment la jungle ici. Tous ces gens qui essaient de gratter un contact, une photo avec une star ou pire une relation sexuelle non tarifée pour les plus arrivistes. Non ce n’est pas un monde que j’aime. »

Le passé de Sarah Winterman et son expérience de douze ans auprès des loups de la forêt canadienne semblait pourtant lui donner des atouts dans cette affaire. A l’âge de six mois, elle survit à un tragique accident de voiture où ses parents perdent la vie. Coup de chance : ces animaux sauvages la sauvent et l’élèvent. Mais à Cannes, cela paraît insuffisant, explique-t-elle : « Le monde des loups est très dur. C’est un milieu de survie et de rivalité permanentes où les plus faibles disparaissent assez vite. Mais comparé au Festival de Cannes, ça n’a rien à voir. Ici c’est vraiment la guerre et pour les gens pas préparés comme moi c’est aussi décevant que difficile. »

L’aide d’un jeune producteur

Sarah, dans cet embarras et cette difficulté à adhérer au Festival de Cannes, pourra tout de même compter sur le soutien de quelques personnes. Notamment celui de Maxime, jeune producteur de cinéma dont elle a fait la connaissance hier et qui a partagé une expérience similaire à la sienne. Le producteur de 35 ans a en effet été recueilli entre 3 et 17 ans par un banc de requins après ce qui avait failli devenir une noyade mortelle. C’est donc durant ces 14 années au cœur des océans que Maxime a su acquérir les compétences qui lui permettent aujourd’hui de profiter pleinement de sa sixième participation au Festival de Cannes. Une connaissance du milieu qu’il mettra, espérons-le, au service de sa nouvelle amie, la jolie Sarah Winterman.

Illustration: Istock / MariaDubova

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