À 45 ans, il découvre une part inexplorée de lui-même grâce à un livre d’éveil

30 Publié le 03/06/2013 par La Rédaction

“Connais-toi toi-même” préconisait Socrate. Et cette quête de connaissance n’a visiblement pas d’âge. L’histoire de Yves Laurent en est peut-être le plus bel exemple. Ce directeur commercial des Yvelines pensait avoir fait le tour de lui-même et s’imaginait se connaître un minimum. Mais c’était sans compter sur le hasard de la vie qui l’a amené à feuilleter un livre d’éveil on ne peut plus basique. Une lecture qui, selon ses dires, a bouleversé cet homme déjà dans la force de l’âge. Reportage.

Le livre a eu l’effet d’une révélation quasi divine. Nous sommes vendredi dernier, entre deux rendez-vous professionnels, Yves Laurent se promène dans les allées de la FNAC des Halles à Paris. Il déambule sans vraiment chercher quoi que ce soit. Puis son regard s’arrête sur une étagère où sont disposés des livres pour enfants. Mais pas n’importe lesquels puisqu’il s’agit de livres d’éveil à destination des plus petits.

Intrigué et légèrement en proie à l’ennui, l’homme d’affaires s’approche et saisit le premier livre qui passe. Ce sera « Mon super livre enchanté Bleu » de Vtech et le début d’une révolution intérieure profonde comme le raconte Yves Laurent : « Ça m’a fait un choc. Toutes ces couleurs, ces animaux de la forêt qui ont l’air si gentils… Ça m’a touché directement dans ce qu’il y a de plus profond en moi. »

L’homme continue de parcourir le livre d’éveil. Il lit 2-3 comptines dont celles de l’araignée Gypsie puis regarde 2 des 7 pages illustrées présentes dans l’ouvrage. Le tout en sentant que quelque chose d’important est en train de changer en lui : « J’ai 45 ans et jamais je n’aurais cru qu’un livre pour enfants me parlerait autant. Je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir autant de tendresse en moi. C’est une part de ma vie que j’ignorais totalement jusque-là. »

Prendre un nouveau cap

Quelques minutes après cette fabuleuse découverte, Yves termine finalement son “super livre enchanté” en larmes, à la fois plus solide dans sa vision de lui-même mais aussi légèrement déstabilisé : « Après cette expérience, je ne sais plus si j’ai envie de continuer ma vie actuelle. Je me rends compte que je me suis voilé la face pendant toutes ces années et que j’ai bâillonné l’enfant qui était en moi. Maintenant je crois que je veux le laisser s’exprimer librement. » nous avoue-t-il avant de s’engouffrer dans un supermarché à la recherche d’une douzaine de petits pots Blédina.

La Rédaction

Illustration: Istock / azndc

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