Jugée trop mainstream, la première Hipster Pride parisienne menacée d’annulation

34 Publié le 06/06/2013 par La Rédaction

Coup dur pour les organisateurs de la toute première « HipsterPride » parisienne. Cette « marche des fiertés hispters » pourrait n’avoir jamais lieu après le désistement massif de la totalité des participants qui estiment l’évènement bien trop mainstream et pas assez underground. Les négociations sont en cours, mais les experts se disent très pessimistes. Reportage.

Cette grande fête que devait être la Hipster Pride est-elle vraiment devenue trop grand public avant même sa première édition ? Les organisateurs se défendent pourtant en invoquant l’utilité d’un tel rassemblement: « Depuis trop longtemps, les hipsters sont montrés du doigt, moqués, dans la rue ou sur les réseaux sociaux » explique Mathias, responsable d’une association, qui n’hésite pas à parler d’une banalisation de l’insulte envers le hipster. « Le message qu’on veut faire passer c’est que, peu importe si tu es un hipster, n’écoute pas les gens. Sois toi-même.»  Cette grande fête populaire devait être le point culminant d’une campagne de lutte contre les discriminations capillaires et pour la tolérance vestimentaire.

Dans l’immédiat, de très nombreux hipsters ont annoncé sur les réseaux sociaux leur désaveu total pour une manifestation qu’ils jugent  « super trop ouverte » et « grave mainstream ». Pour Julien, diagnostiqué hipster à la naissance, l’intérêt même d’une telle manifestation laisse à désirer. « Je n’ai pas besoin de m’afficher pour vivre pleinement ma passion. De plus, je connais la plupart des groupes de musique qui seront présents et franchement, leurs premiers albums étaient tellement mieux. On sent que, dès qu’ils sont devenus grand public, ils ont vachement perdu, c’est dommage ». Même avis pour Sophie, hipster depuis trois ans. « La Hipster Pride de Berlin était tellement mieux, c’est clairement pas pareil, aucune innovation, je suis déçue ».

De son côté le comité organisateur assure que la programmation musicale sera entièrement revue. « Nous avons de nombreux groupes dont vous n’avez jamais entendus parler » affirme Mathias qui n’hésite pas à distiller un peu le suspens: « Et nous avons aussi des groupes qui n’existent même pas encore, à l’heure où nous parlons ». Cette annonce suffira-t-elle pour sauver la première Hispter Pride parisienne ? Réponse dans quelques jours.

La Rédaction

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