Instagram : un employé de Quick renvoyé pour avoir photographié tous les hamburgers qu’il préparait

18 Publié le 19/06/2013 par La Rédaction
Le Quick de Brive

Instagram deviendrait-il nocif pour le travail ? Ce triste licenciement pourrait le laisser croire. Un équipier chargé de la fabrication des plats au Quick de Brive-la-Gaillarde, dans le Limousin, vient d’être brutalement remercié pour « faute professionnelle grave ». Sa faute ? Avoir photographié puis mis en ligne des milliers de photos de hamburgers, comme cela se fait traditionnellement sur Instagram. Selon le directeur de l’établissement, le salarié aurait ainsi plombé la productivité du restaurant dans lequel il officiait. Reportage.

Instagram deviendrait-il nocif pour le travail ? Ce triste licenciement pourrait le laisser croire. Un équipier chargé de la fabrication des plats au Quick de Brive-la-Gaillarde, dans le Limousin, vient d’être brutalement remercié pour « faute professionnelle grave ». Sa faute ? Avoir photographié puis mis en ligne des milliers de photos de hamburgers, comme cela se fait traditionnellement sur Instagram. Selon le directeur de l’établissement, le salarié aurait ainsi plombé la productivité du restaurant dans lequel il officiait. Reportage.

« Complètement possédé »

« On pouvait même plus obtenir un simple burger quand un client nous passait une commande. Ça devenait intenable. » nous explique une collègue anonyme d’Eric Viciana, licencié du Quick en question il y a quelques jours. La coéquipière revient ensuite sur ce qu’elle appelle « la spirale Instagram » : « Au début, il prenait une photo par-ci par-là. Un Giant, parfois quelques Chicken wings… On a tous fait ça, c’est normal. Mais lui, il s’est mis à en prendre des centaines et des centaines. À la fin, il ne nous entendait même plus. Il était complètement possédé. »

Le jeune équipier de 22 ans enchaîne cliché sur cliché et inonde Instagram. Au total, il diffuse près de 8 300 images de nourriture sur la plate-forme pour mobiles. Luke Shelby est le porte-parole du célèbre site de partage pour l’Europe : « On a effectivement remarqué une augmentation brutale du nombre de fichiers mis en ligne ces dernières semaines. Nous avons dû augmenter la capacité de nos serveurs pour éviter toute saturation qui aurait pu engendrer de forts ralentissements pour nos utilisateurs. »

Les photos se multiplient donc. Eric Viciana s’isole de ses autres collègues, ne prend même plus le soin de répondre aux commandes des clients. Il se met à confectionner les hamburgers de son choix pour ensuite les prendre en photo et les partager sur le net. Cédric Vanderbergh est le directeur du Quick de Brive-la-Gaillarde. Il explique pourquoi il a pris la décision de licencier son cuisinier : « En quelques jours seulement, Eric a fait plonger de 17 % la productivité de l’ensemble du restaurant. Les commandes n’avançaient plus. Les files d’attente s’allongeaient à vue d’œil et le mécontentement de nos clients rendait la situation de plus en plus critique. Il a fallu prendre une décision difficile mais depuis, les choses sont revenues à la normale. »

Un choix que Karim, qui travaillait avec Eric en cuisine, dit comprendre malgré la peine que cela lui inflige : « C’est logique. Si la direction n’avait rien fait, c’était tout le Quick qui mettait la clé sous la porte. Mais c’est toujours très dur de voir un coéquipier et un ami s’en aller. Alors, je me dis que c’est mieux pour lui. Il est malade et il faut qu’il se soigne. J’espère qu’il va s’en sortir. Ça reste un bon gars au fond. »

Les smartphones prohibés

Après cet incident, la direction de Quick France a annoncé une interdiction immédiate pour ses salariés d’introduire toute forme de téléphone portable dans l’enceinte de ses établissements. Une mesure radicale pour prévenir une autre affaire Eric Viciana qui serait préjudiciable pour le groupe français.

De son côté, l’ancien équipier accro aux photos de hamburgers serait entré en cure de désintoxication au Centre d’Addictologie de l’hôpital de Tulle, où il a entamé un sevrage radical qui devrait durer 2 à 3 semaines.

La Rédaction

Illustration: Flickr / harry_nl
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18 avis éclairés

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Ginette 12/07/2013

Bonjour,
Tout ça ne m’étonne guère ! La « modernité » de la technologie, la dictature de la mal-bouffe américanisé et aseptisée… Une société qui marche sur la tête… Quant à moi, je préfère manger un bon jambon beurre, pas halal, et j’espère que tout ça convaincra les gens d’arrêter de manger là-bas !
Bien à vous,
Ginette

125

jeminsurge 20/06/2013

Eric est un, sinon l’unique, véritable artiste des temps modernes.
Il a su allier les trois piliers de la société moderne afin de toucher les masses en leur cœur.
1°/ La représentation au plus juste de la suprématie de la malbouffe
2°/ L’utilisation ingénieuse, sinon géniale, des réseaux sociaux
3° / Un refus de la vitesse souligné par la cadence infernale de ses clichés.

J’ai découvert Eric alors qu’il passait la barre des 1000 clichés et – après une courte période de déprime à l’idée d’avoir raté un si grand nombre de chefs-d’oeuvre – ma vie a changé du tout au tout.

Cette décision me laisse un arrière gout amer …

119

pedrito 20/06/2013

A quand une exposition dans une galerie d’art?

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moi 19/06/2013

quelqu’un peut t’il me dire quand Eric sort de cure je l’embauche directement dans mon Mac Donald de Brive la gaillarde.Je lui ai préparé un petit endroit rien que pour lui dans la cuisine pour qu’il me confectionne des série spéciales Eric.

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Orior 19/06/2013

Je pense que la direction du retaurant a pris une décision hâtive, sans réellement mesurer l’opportunité qui résidait dans cette situation. Le jeune commençait à avoir une certaine notoriété sur les réseaux sociaux. Ses créations commençaient à susciter un afflux de gens au restaurant. Au lieu de le renvoyer, la direction aurait été plus inspirée de mettre en avant son travail pour en faire un outil promotionnel. Je suis certain, qu’à la suite de ce renvoie, la fréquentation du restaurant va chuter, démontrant par la même occasion, le réel apport de cet employé.

    122

    Modeste 20/06/2013

    La vérité est ailleurs!!!!

    Une fois n’est pas coutumes mais là, le gorafi se plante et dans les grandes largeurs!!!!

    La fille d’une ex-amie (Elle n’est plus mon amie mais je rentre pas dans les détails, c’est compliqué et au fond cela ne vous regarde pas!) travaille dans ce quick et elle m’a narrée ce qu’il c’est vraiment passé:

    Éric était très, mais vraiment très bien vue de la direction. On pourrais même dire que c’était le bras droit du directeur, l’ambitieux souhaitant changer le cours de son destin, lui, fils d’une brodeuse et d’un réparateur de minitel tout deux au chômage depuis, vous vous en doutez, quelques décennies déjà.
    Il se trouve que les briviens, gaillard ou fillarde, ne sont pas très amateur d’hamburger. le patron du quick et sont beau-frère directeur du maquedeau, sur proposition d’Éric avais décidé de faire le buz pour s’offrir une publicité à moindre frais. L’idée (discutable) était de faire une sorte de lipub sur une certaine chanson de George Brassens, Hécatombe pour la nommée.
    Des clients des deux enseignes de gavage devais ce « foutre sur la gueule » (sic) avant l’arrivé de la gent et gente-armerie (pas de sexisme s’il vous plait) et comme « sous tous les cieux sans vergogne
    C’est un usag’ bien établi
    Dès qu’il s’agit d’rosser les cognes
    Tout le monde se réconcilie » l’affaire semblais dans le sac.

    Étais-ce bien fin? Nous ne le serrons jamais car, et c’est là qu’Eric fauta, pour distinguer les gros-quicker des gros-donaldiens il fut décidé d’apposer sur leurs vêtements des photos des « choses » servis à manger dans les deux étables. Éric, qui ne savais pas que l’on pouvais tirer plusieurs exemplaires d’un même cliché (il avais faillis être gendarme!) se mis à immortaliser autant de produits censément consommable qu’il espérais de volontaires!Ceci fut ilico-presto repéré par l’ADOPI.

    Pour les besoins de la vidéo les pandores, qui étaient complices, décidèrent, après avoir mal compris un synonyme de leurs administration, de s’acheter des nouvelles bottes a paris, dans le marais pour ce chausser (Aucun test de QI n’est exigé pour rentrer chez les bleus). Perdus dans cette grande ville dont ils ne comprirent pas la logique, ils ne revinrent poins à temps.
    Devant ce fiasco impliquant l’état, Mr le président de la république Français François Hollande fut prévenue au sommet du G8. Et l’info fuitât…

    Obama pris les choses au sérieux par soutient au gros clown américain,
    Le Canada dit « moi comme d’hab je suis de l’avis des USA »,
    Le japon tremblais,
    L’italien ne savais pas qui gouvernais et était absente,
    Poutine picolais avec Depardieu,
    Les anglais n’y connaissent rien en bouffe,
    et Merkel est pour que tout le monde se serre la ceinture.

    Donc Hollande (pas le pays, le notre) préféra étouffer l’affaire et demanda un coupable qui, après une réflexion collective d’une dizaine de secondes, fut désigné par l’ensemble des personnage comme étant ce pauvre Éric Viciana. Obama opina.

    Éric fut déporté à l’hôpital de Tulle qui n’en est en réalité pas un mais notre propre base 51.

    Le gorafi ferrais bien de gratter un peut la croute avant de gober n’importe quel hamburger! Au pire vous me passez un petit coup de fil et je vous met sur la bonne voie!

    Modestement, Modeste.

121

Greg Onze 19/06/2013

Je viens de découvrir ce magnifique site. Que du bonheur. Les commentaires sont souvent tout aussi drôles que les articles en question.

Quick, nous c’est clic-clac!!

123

Albert 19/06/2013

Ce licenciement n’est-il pas un peu excessif ? En effet, le besoin de partager est devenu un besoin vital, c’est presque un nouveau besoin vital dans notre société qui se socialise et collectivise de manière croissante.

C’est limite contre les droits de l’homme ce que vient de faire cet employeur, même si je comprends un peu son choix. J’avais dut licencier un salarié une fois qui avait trop écouté « Des petits trous, encore des petits trous ». Résultat : sur chaîne de constructions de sous-marins, ça fait tâche.

    123

    jotun 19/06/2013

    les actes de ce travaileur ont eus des impacts sur la productivité de TOUT le restaurent…. parlez de licenciment abusif comme vous le faites releve au mieux de la PROPAGANDE SOVIETIQUE, au pire de la MYTHOMANYE !!!!

    Miterand nous a amenés au bord du goufre, HOLLANDE nous a fait faire un grand pas en avant…. (mais je doutte que beaucoup de SOCIALISTES soit capable de comprendre ce trais d’humour)…..

      127

      Mouaip! 19/06/2013

      SOOOOOOOOOOOOP! Qui est responsable de cette orthographe

      110

      ZENIT 19/06/2013

      Du temps de Mitterand, l’école n’était plus obligatoire?

      132

      Gatrasz 20/06/2013

      Cet orthographe (Miterand) reflète en fait plutôt bien l’usage populaire visant à prononcer ‘Mit’rand’ ; on perçoit à travers ceci la racine ‘Mithrandir’ – laissant ainsi supposer qu’en réalité c’est Gandalf qui gouverna la France pendant 14 ans.

131

Big Mama 19/06/2013

J’étais une grande fan du travail d’Eric. J’ai particulièrement apprécié la version 457 du Giant où la tranche de fromage était particulièrement mise en valeur.
Eric s’améliorait de jour en jour. L’annonce de son licenciement est une bien triste nouvelle, celle de son entrée en cure l’est d’autant plus que j’espérais qu’il puisse rapidement retrouver un emploi chez Mc Donalds où son talent aurait pu à nouveau s’exprimer.

    91

    ZENIT 19/06/2013

    Eric n’a aucune chance chez Mc Do car avec sa prothèse de hanche il émet des sons comme: couic,couic,couic !!!

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Guillaume Nigel 19/06/2013

Pauvre garçon… Ils sont vraiment de plus en plus nombreux à perdre la tête à cause des smartphones, c’est bien triste.

D’ailleurs, je me demande si les smartphones ne sont pas une invention des hautes-sphères mondiales pour rendre l’humanité plus débile qu’elle ne l’est déjà, et ainsi mieux contrôler le monde.

98

Gatrasz 19/06/2013

Quel irresponsable ! Ternir ainsi la réputation d’un restaurant de qualité ET d’une ville charmante qui, c’est sûr, peinera à se remettre de ce traumatisme. Je ne serais pas étonné effectivement que les clients se reportent sur la concurrence, en particulier l’enseigne McDo’ à Malemort-sur-Corrèze…

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