Grâce à la saisie automatique, un prêtre tape son nom sur Google et découvre qu’il est juif, gay et nu

30 Publié le 25/06/2013 par La Rédaction

On en apprend tous les jours. C’est probablement ce qu’a dû se dire le père George Serrell, un humble prêtre catholique à la tête d’une petite église dans la commune de L’isle Jourdain, dans le Gers. En effet, ce dernier a eu l’étonnante surprise de découvrir une face cachée de lui-même à l’occasion d’une banale recherche sur Internet. Car c’est en tapant par curiosité son nom sur le moteur de recherche Google que l’homme de foi a appris qu’il était en fait de confession judaïque et que sa sexualité était davantage tournée vers les hommes. Mais plus encore, le père Serrell a surtout constaté qu’il avait par le passé collaboré à une sulfureuse séance photos dans laquelle il pose en tenue d’Adam.

On en apprend tous les jours. C’est probablement ce qu’a dû se dire le père George Serrell, un humble prêtre catholique à la tête d’une petite église dans la commune de L’isle Jourdain, dans le Gers. En effet, ce dernier a eu l’étonnante surprise de découvrir une face cachée de lui-même à l’occasion d’une banale recherche sur Internet. Car c’est en tapant par curiosité son nom sur le moteur de recherche Google que l’homme de foi a appris qu’il était en fait de confession judaïque et que sa sexualité était davantage tournée vers les hommes. Mais plus encore, le père Serrell a surtout constaté qu’il avait par le passé collaboré à une sulfureuse séance photos dans laquelle il pose en tenue d’Adam.

Vivre avec cette nouvelle identité

Jamais ce prêtre sans histoire n’aurait imaginé subir une telle révélation alors qu’il lançait son navigateur Internet hier matin après sa prière du matin. Il est 7 h 40, le curé regarde ses quelques mails, puis la curiosité (un peu narcissique, il le confesse) le prend : il décide de regarder si son nom est référencé sur le moteur de recherche. Il tombe alors sur une série d’informations qui pourraient bien changer sa vie et sa vision du monde.

Car à peine a-t-il tapé son nom, George Serrell que viennent s’ajouter en gras une liste de mots additionnels à commencer par « George Serrell juif ». Intrigué, le père valide cette recherche : « J’ai cliqué et là je suis tombé sur des dizaines de discussions sur des forums ici et là. Les gens disaient que j’étais d’origine juive, que « ceci expliquait cela ». Certains disaient même qu’ils avaient des preuves. Ça m’a complètement troublé », nous raconte l’ecclésiastique.

Une révélation sur ses origines qui sème le doute dans son esprit : « Je n’ai pas encore vu leurs preuves mais si elles s’avèrent, imaginez ce que cela veut dire pour moi, qui me suis engagé dans la religion chrétienne sans savoir que j’étais juif », pense ce serviteur de Dieu qui aurait donc vécu dans l’ignorance depuis 52 ans.

Mais ce choc ne s’arrête pas là puisque après cette découverte, le confesseur retourne sur Google pour explorer le reste de la liste des recherches alternatives proposées par le moteur de recherche. C’est alors, dans un second temps, qu’il apprend qu’il est homosexuel en passant au crible les différents résultats affichés grâce à la saisie automatique « George Serrell gay ».

Un deuxième coup dur pour l’abbé qui pensait pourtant commencer à se connaître : « J’avoue  que je ne me suis jamais vraiment posé la question, mais maintenant que j’y songe c’est vrai qu’à l’époque du séminaire, j’avais ressenti des choses étranges, tant physiques que sentimentales, pour les autres séminaristes », nous explique-t-il encore à chaud après cette nouvelle de taille.

La surprise aurait pu s’arrêter là si le père Serrell avait décidé de fermer à ce moment là son navigateur Internet. Mais à peine remis de la récente découverte de son homosexualité, ce dernier a pourtant choisi, peut-être pour aller au bout de sa démarche identitaire, de prendre connaissance de la dernière proposition automatique de Google, à savoir
« George Serrell nu ».

Un choix qui va s’avérer douloureux tant ce qu’il voit le traumatise : « Il y avait des dizaines et des dizaines de photos de moi complètement nu, le sexe à l’air et dans des poses… Seigneur Dieu… tellement suggestives que j’en ai honte ! » Des clichés dont il jure pourtant ne jamais se souvenir de les avoir pris : « Étais-je possédé ou simplement sous l’emprise de stupéfiants ? Je ne sais pas. Peut-être que ce n’est qu’une vilaine blague. Mais s’il s’avère que c’est bien moi qui pose sur ces immondes photos, alors je ferai pénitence », promet-il entre colère et stupéfaction.

250 « Je vous salue Marie » et 300 « Notre Père »

A la suite de cet enchaînement de révélations fortuites grâce, ou peut-être à cause, du navigateur Google, le père George Serrell est allé se confesser à son confrère le plus proche qui se trouve à Léguevin, quelques kilomètres seulement à l’est de sa commune. Après avoir reconnu ses pêchés, il a immédiatement entamé le chemin de sa rédemption en récitant en boucle pas moins de 250 Ave Maria et 300 patenôtres dans l’espoir d’être pardonné pour cette double vie dont il a pris connaissance il y a 24 heures à peine. Interrogé sur la sévérité d’une telle peine, le père Ruchaud, qui a confessé son collègue, s’est contenté de lancer : « Sa faute est très grave. Ce ne serait que des rumeurs, je ne dirais pas… Mais là c’est sur Internet. C’est donc que c’est vrai. »

La Rédaction

Illustration: istock / melhi
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