Le gouvernement belge veut limiter l’achat des spéculoos aux seuls Belges

67 Publié le 03/07/2013 par La Rédaction

Bruxelles – Coup de tonnerre dans le petit monde la cuisine belge. Une proposition conjointe des partis francophone et wallonne va demander que l’achat de spéculoos soit mieux encadré et réservé aux seuls résidents et citoyens Belges. Une proposition qui inquiète l’industrie du tourisme en Belgique. Reportage.

Le spéculoos c’est ce petit gâteau, que l’on retrouve en Belgique, de la Wallonie à la Flandre et même aux Pays-Bas et en Allemagne. Mais bientôt, les touristes ne pourront plus acheter leur spéculoos librement dans les commerces belges comme ils en ont l’habitude. « Les touristes achètent plusieurs dizaines de milliers de tonnes de spéculoos chaque année. Problème, il n’y en a plus assez pour les résidents Belges qui doivent en acheter dans des marchés parallèles et parfois à des prix exorbitants » ont expliqué Gilles Mahieu du PS, Emil Dannemark du Parti pour la liberté et le progrès , et Cindy Franssen, vice-présidente du parti démocrate-chrétien et flamand, qui ont déposé cette proposition de loi sous une totale unité.

Une loi qui est destinée à limiter l’achat de spéculoos par les non-résidents et ce dès cet été. « Les touristes ont pris l’habitude de venir acheter directement en Belgique, la frontière est trop perméable » regrette Emil Dannemark pour qui la loi devrait protéger une bonne fois pour toute un trésor culinaire national. « Les cafés sont encombrés de touristes junkies qui viennent manger leur spéculoos dans les rues, sans aucun respect. Ils passent devant des écoles, quelle image on donne aux enfants quand ils voient cela ? » explique Cindy Franssen qui a proposé un quota à l’achat, à l’instar des cigarettes et alcools légalement transportables dans l’Union européenne par les non-résidents.

Une mesure qui fait grincer les dents de l’industrie du tourisme, pour qui les touristes acheteurs de spéculoos forment un gros pourcentage. « Ce genre de mesure va effrayer le touriste. Il ira acheter son spéculoos aux Pays Bas ou en Allemagne où la législation est plus ouverte, plus tolérante » explique Samantha Brookaer, qui dirige un tour opérator belge. Dans l’immédiat, la police a annoncé pour commencer des contrôles renforcés aux frontières, avec des chiens dressés à la détection des spéculoos et les premières saisies douanières pourraient commencer dès le mois de juillet.

La Rédaction
Illustration: Lotus
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