Un stagiaire de L’Equipe songe au suicide après avoir trouvé seulement 8 jeux de mots pour un titre d’article

42 Publié le 11/07/2013 par La Rédaction

Stress et Angoisse. Fabrice Doillon, un étudiant en journalisme effectue cet été un précieux stage au sein de la fameuse rédaction du quotidien sportif L’Equipe. Une expérience professionnelle des plus utiles mais qui semble bien tourner au calvaire psychologique. En effet, chargé par son supérieur hiérarchique de rédiger un petit article, Fabrice Doillon se dit « au fond du trou » après avoir réussi à produire une petite dizaine de titres basés sur un jeu de mot. Un manque de productivité que l’apprenti journaliste de 23 ans interprète comme une possible remise en cause de sa vocation. Reportage

« J’ai l’impression d’être tellement incompétent. Ça me donne envie de mourir de constater ma médiocrité », lance sans tabou le jeune homme arrivé à l’Equipe fin juin. C’est ce matin aux alentours de 9h15, alors qu’il était déjà à son poste depuis deux heures que la journée s’est transformée en cauchemar pour Fabrice : « C’est horrible. Mon rédacteur en chef m’a demandé une brève sur les supporters du Tour de France. J’ai gratté l’article. Jusque-là pas de problème. Mais une fois au moment de trouver le titre j’en ai évidemment trouvé plusieurs mais seuls quelques-uns présentaient un savoureux jeu de mots. J’ai tellement honte. »

Si ce manque de productivité éditoriale semble à ce point toucher le rédacteur en herbe, c’est que le jeu de mot, parfois facile, est devenu l’une des marques de fabrique du journal sportif et quiconque veut intégrer L’Equipe se doit de maîtriser cette technique. « C’est limite plus important que les informations sur le sport qu’on peut sortir. Le jeu de mot, c’est dans le code génétique du journal. Et là je dois avouer que ça reste un peu faiblard dans le cas de Fabrice », commente sans empathie François Morinière, le directeur de la publication.

Un coup dur donc pour celui qui espérait devenir l’une des futures plumes de l’information sportive. A la suite de cet évident échec journalistique, le stagiaire se dit perdu et en proie au doute quant à son avenir : « Je ne peux décemment plus imaginer devenir permanent ou même pigiste à L’Equipe en trouvant seulement huit jeux de mots pour un même titre d’article. Je me rends compte que je ne suis peut-être pas à la hauteur des grands journalistes qui ont réussi à pondre des titres aussi extraordinaires que « Basket – Une excuse à la Noah », « PSG-OM, à pile ou farce » ou encore « Tell…Mans »

La solution Tumblr

Après ce revers professionnel indéniable, le jeune Fabrice Doillon affirme mettre de côté petit à petit ses rêves de carrière. Le journaliste débutant envisage cependant de continuer dans l’information autour du sport mais à un niveau moindre : « Je pense qu’à la fin de mon stage je vais ouvrir un blog pour continuer à parler de ma passion. Pour l’instant j’envisage de faire ça sur Tumblr. C’est correct et ça reste à la hauteur de ma faible capacité à produire d’excellents jeux de mots sur le sport. Et puis au pire si j’y arrive pas, je me contenterais de collecter ceux de l’Equipe qui sont si forts. »

La Rédaction

Illustration: WikiCommons
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42 avis éclairés

117

Jéglisséchef 08/08/2013

S’il ne se sent pas à la hauteur, il peut essayer Libé. Au demorand, ils sont pas difficiles.Mais s’il songe au suicide, qu’il aille voir chez Orange. Là bas, on dit qu’ils jettent l’agent par les fenêtres.

135

Mr Pipeau 04/08/2013

Il y aurait renoncé au dernier moment en apercevant un rubicube oublié sur une table.

130

zepata 14/07/2013

Allez Fabrice!!!
« Les Deschiens, à boire, et la caravane pastis »
« Ils ont rompus la glace hier sur le Tourmalet » (avec un jambon-beurre à l’intérieur)

171

Enzo Weiter 12/07/2013

…euqinatas noitatnacni enu ervuocéd no ,srevne’l à « epiuqé’l » ed ertit nu til no is euq tîarap lI

    133

    Vinvin 12/07/2013

    … Et surtout, le français à l’envers, ça donne le roumain

      133

      ZENIT 12/07/2013

      Un français marchant la tête en bas n’a jamais donné un roumain. Où allez-vous chercher des choses pareilles?

135

Ouais-le-bec Michel 12/07/2013

Ah le journalisme, ce beau métier. Ayant toujours été un enfant curieux, voulant tout savoir et aimant apprendre à mes petits camarades les derniers trucs incroyables qui s’étaient déroulés aux 4 coins du monde, j’ai toujours voulu devenir journaliste. Après 3 années de bachelier en communication, j’ai entamé ma première année de master en journalisme et donc la ribambelle de stages qui vont avec. En deux ans, après avoir « bossé » pour deux télés, une radio, une agence de presse et un quotidien généraliste, je suis arrivé à un constat simple. Le journalisme est un métier de merde pratiqué par la frange la plus inculte et la plus hypocrite de la société. Les journalistes sont totalement formatés à penser selon des schémas prédéfinis dont il ne faut en aucun cas sortir. Ils sont tellement prêts à tout pour garder leurs places qu’ils tueraient leurs collègues, leurs mères et même leurs enfants. Et tout cela sans se rendre compte qu’ils se sont tiré une balle dans le pied. Il font une profession dans laquelle, principalement à cause de l’individualisme ambiant qui y règne, le CDI a quasi disparu depuis longtemps (merci la pige et les stages). Ils ne se rendent même pas compte du peu de crédit dont ils jouissent encore dans la société. Les gens ne sont pas dupes : un quotidien c’est 25% de pub, 50% de comm et 25% d’infos (dont la majorité est sans intérêt). Enfin, ils ne sont pas conscient de la médiocrité du journalisme actuel qui entraine une fuite massive des lecteurs/spectateurs/auditeurs au point qu’à ce rythme, dans 50 ans, les journalistes n’écriront plus que pour eux-mêmes. Heureusement, mon histoire personnelle avec le journalisme s’est terminée par un happy-end. Je me suis rendu compte que c’était un métier nul avec des gens sans intérêt et exerce aujourd’hui la profession magnifique d’enseignant. Je me suis même rendu compte que les JT ou journaux étaient totalement inutiles, voire nuisibles, pour la compréhension du monde qui nous entoure.

    149

    ZENIT 12/07/2013

    On savait déjà tout ça en écoutant au moins une fois la télé ou en regardant la radio mais c’est bien de le rappeler de temps en temps pour la jeunesse qui tweet sur Secret Story.

    137

    Tous pourris 18/07/2014

    De manière générale, il est de bon ton d’éviter les généralisations.

151

Srg2 11/07/2013

La course à la productivité a encore frappé …

ce qui m’étonne c’est que Fabrice n’ait pas pensé à écouter l’intégrale des ‘Grosses Têtes’ il aurait pu chopper un max d’idées à moindre frais.

144

Chépatro 11/07/2013

Je conseille à Fabrice de se recycler dans le contrepèterie. Il pourra ainsi pourra ainsi postuler à Ouest France qui aime bien titrer « Le Mans glacé »

122

Paul Poule 11/07/2013

Jeux de mots, jeux de pros.

157

ahbenouaismaisbonJW 11/07/2013

Ces commentaires me font doucement glousser, pour la plupart rédigés – sans doute – par d’innommables salopes présentes dans le milieu, les mêmes qui plutôt que d’encourager les petits nouveaux – voire les réorienter si c’sont de parfaits bras cassés – préfèrent les dénigrer. Ils justifient ça ensuite en se la jouant « pro-darwinism » comme les grands ratés qu’ils sont. On a un gars à deux doigts de se mettre une balle, et ces petites frappes de L’Equipe (mon jeu de mots passe ?) la jouent condescendance. Ca me fout des relents, d’autant plus que (lisant bcp la presse sans être impliqué) l’Equipe est un papier tellement minable que j’oserais même pas me torcher le cul avec. Allez, continuez, vous êtes merdiques à souhait

    132

    Je suis amoureux de ahbenouaismaisbonJW 12/07/2013

    Parce qu’il est si intelligent.

145

zepata 11/07/2013

Fabrice, à ce jour, n’a listé que 300 « bons titres », faible effort! Allez Fabrice!!!

129

Jessica Heet-Roquien 11/07/2013

Qu’il dégage et aille ramper dans la fange des minables!!!!!

La France n’a pas besoin de perdants, pas besoin de faibles!!!!!

Il n’y a pas de place ici pour ceux qui n’ont rien à apporter à l’économie de leur patrie : qu’ils aillent se la « couler douce à » Pyongyang!!!!! ou à la havanne!!!!!

Mon Père a dans sa jeunesse travaillé comme stagiaire au Canard enchaîné : de trois heures du matin à vingt-trois heures du soir, il devait tenir le rythme de cinq calembours (haut de gamme!!!!!) à la minute, sans ces stupides « pauses-déjeuner » qui détruisent notre compétitivité!!!!!

Puis Grand-Père l’a appelé à siéger au conseil d’administration familial.

Le fénéant dont il est question dans l’article n’a qu’à se bouger et hériter, lui-aussi!!!!!

Quand on VEUT, on PEUT!!!!!

JHR

128

Daniel Mermet 11/07/2013

Fabrice, si tu veux te sentir comme une merde, venir travailler la boule au ventre et te frotter au plus grand, viens donc à La Bas si j’y suis.
Je recrute des pigistes en ce moment.

Appelle moi
Daniel

124

Lionel Chamoulaud 11/07/2013

Que Fabrice se rassure, je n’ai moi-même aucun talent de rédacteur, et cela ne m’a pas empêché de mener une brillante carrière en faisant vibrer les téléspectateurs par mon éloquence.

    167

    Alexandre Ruiz 12/07/2013

    À qui le dis tu… Et ouais les gars, c’est un métier !

136

Claire Reha-Visey 11/07/2013

J’ai consulté un de mes amis, journaliste à Libé, qui regrette que ce jeune homme n’ai pas fait d’abord un stage dans ce journal. D’après lui, le niveau de jeu de mot demandé, bien qu’élevé, est un peu inférieur à celui exigé à l’Equipe, et constitue une bonne entrée en matière.

140

Paul Pote 11/07/2013

Pour une fois qu’un stagiaire travaille et qu’il ne fait pas que le café, il se plaint, c’est navrant!

111

Orior 11/07/2013

Dommage qu’il ne soit pas allé au bout. Ca aurait fait un journaliste incompétent de moins. Et avec un effet boule de neige, en quelque mois, on n’aurait plus eu que les journalistes du Gorafi, l’élite de la crème de la profession !

136

James Bond 11/07/2013

Ancien rédacteur du journal L’Equipe, je témoigne sous un nom d’emprunt… Votre article m’a renvoyé à des heures sombres de ma existence. Des heures où pour une brève il fallait une vanne dans la titraille, des heures où à chaque fois qu’une équipe devait jouer une demi-finale de ci ou de ça, il fallait parler de pression, des heures où quand une équipe sortait au stade précédent on changeait mon titre informatif en « Untel manque le quart ! » Je me souviens encore de cette remarque qui a un jour claqué à mes oreilles : « Petit, les titres informatifs, c’est pour les pédés ! »
Bref, après des années de soutien psychologique, j’ai fini par m’en sortir mais aujourd’hui encore je souffre.

Merci Le Gorafi, vous m’avez redonné espoir et goût à la vie !!!!

135

ZENIT 11/07/2013

Ce jeune homme s’est attaqué à l’Everest de la délicatesse et du raffinement journalistique sportif. Il n’avait aucune chance de se faire une place dans ce pool de journalistes tous plus brillants les uns que les autres et dans un quotidien réservé à l’élite intellectuelle de ce pays.Qu’il essaye au Monde où il aura sans doute plus de chance.

134

Claude Nougapet 11/07/2013

Sait-on si Fabrice Doillon était en état d’ébriété lors de la rédaction de cette article. Plus encore, La Rédaction du Gorafi avait-elle consommé des substances illicites lors de la publication du texte? Votre rédacteur en chef est-il un adepte des rillettes du Mans? La France exige des réponses.

    151

    ZENIT 11/07/2013

    Les rillettes du Mans n’existent pas. Elles sont de Connéré. Pour la partie alimentaire la France a sa réponse.Pour la fumette s’adresser à J.F. Buissière.

      129

      Claude Nougapet 11/07/2013

      Merci, la France vous remercie! C’est une véritable connerie ces rillettes! C’est un scandale!

      138

      Muciste 12/07/2013

      Peu de gens savent que les rillettes du Mans ne viennent pas du Mans mais de Connere..

      Je crois que seul un p’ti gars de cette terre connait cette information, on sait maintenant ou se cache ZENIT…

        129

        Il vous en prie 12/07/2013

        ZENIT est un habitué d’Arnage mais il faut le chercher plus à l’ouest dans cette grande nation qui borde la France

      122

      J.F. Buissière 12/07/2013

      Ne dites pas de bêtises, je ne fume pas. Pour la partie alimentaire, s’adresser à Jean-Luc Petitrenaud, celui qui a dû se rebaisser à la cuisine parce qu’il y avait déjà un Renaud dans la chanson.

      131

      J.F. Buissière 12/07/2013

      Et un autre dans le cinéma.

        137

        ZENIT 12/07/2013

        Et un autre dans l’automobile qui sévit ègalement dans la poésie: Renault Clio.

134

LordG 11/07/2013

Un stage à Libé peut-être ?

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