Aucun article sur celui qui a survécu à Bretigny, au 11-Septembre, à la canicule, à la tempête de 99 et Alain Juppé

48 Publié le 18/07/2013 par La Rédaction

Grenoble – Alain Michel est un rescapé, selon ses dires. D’après ses propos, l’homme serait un dur à cuire. Il aurait ainsi survécu au déraillement d’un train à Brétigny, au tremblement de terre de Fukushima, au 11-Septembre, à la canicule de 2003, à la tempête de 99 et à Alain Juppé. Néanmoins, aucun média n’a pour l’instant daigné parler de son histoire. Une situation qu’il regrette vivement. Analyse.

C’est un homme ordinaire, banal. Mais Alain Michel est loin d’être si ordinaire et si banal. Il est de ces hommes dont l’histoire laisse parfois rêver, tellement extraordinaire qu’elle semble sortir de films à grand succès. L’homme affirme ainsi avoir survécu à quantité de crises diverses et d’épisodes douloureux, comme  Brétigny, Fukushima, le 11-Septembre, la canicule, la tempête de 99 et Alain Juppé. Jusqu’ici aucun média n’a jugé bon d’écrire un article de fond sur son histoire. Mais l’homme préfère rester humble. « Vous savez, tout cela aurait très bien pu arriver à n’importe qui. Je n’ai pas de mérite, je fais ma vie au jour le jour, comme beaucoup. », dit-il.

L’homme n’hésite pas à raconter et se mettre en scène. « Pour Alain Juppé, je pense que nous sommes très nombreux dans ce cas, mais la tempête de 99 c’était quelque chose. Je n’étais pas en France à l’époque, j’ai eu pas mal de chance en définitive. ». Une chance qui va le suivre lorsque le 11 septembre, l’Amérique est frappée au cœur par les attentats terroristes. Là aussi, l’homme n’est pas sur place. « J’étais en déplacement professionnel à Besançon », note-t-il presque soulagé. À nouveau, la chance l’accompagne.

En 2003 c’est la canicule, la France est écrasée par la chaleur. On compte plus de 10 000 victimes. Alain Michel, lui, est au Canada, chez des amis. « Quand je suis rentré de voyage, j’ai découvert ce qu’il s’était passé, j’étais sous le choc. Là j’ai compris que ce n’était plus du tout du hasard. Il arrive un moment où vous comprenez que vous êtes quelqu’un à part, comme marqué par le destin. ». Un signe du destin qui va se répéter, lorsqu’en mars 2011, le Japon est dévasté par un terrible tremblement de terre et un accident nucléaire. « Je n’ai jamais envisagé un voyage au Japon, c’est très loin et cher, c’est peut-être ça qui m’a sauvé », commente-t-il, philosophe.

Puis vient ce terrible vendredi, quand un train déraille à Brétigny. « J’étais chez des amis en Belgique. Je me suis dit, ça aurait pu m’arriver, même si je ne prends pas le train, en y repensant, ça fait froid dans le dos« , dit-il, regrettant qu’aucune télévision n’ait accepté de diffuser son témoignage.

Aujourd’hui, le jeune homme regrette le peu d’intérêt que portent les médias à son histoire. « J’ai gardé le silence toutes ces années. Aujourd’hui je veux témoigner, me raconter. Il s’en est parfois fallu d’un cheveu. Je me réveille parfois la nuit avec des sueurs froides », dit-il. « Mais les médias mainstream ne semblent pas intéressés, peut-être du fait du contrôle global de l’information », affirme-t-il, soulignant que les gens ont besoin d’exemples qui les inspirent, pour affronter la dure réalité et savoir que l’on peut ainsi survivre et qu’il y a de l’espoir, même dans les situations dramatiques. « Je pense que si des gens savaient cela, ils angoisseraient moins. ».

Photo: iStock/ JBryson

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