Luc Chatel raconte avec émotion son enfance passée dans les mines de charbon

56 Publié le 31/07/2013 par La Rédaction

Face aux critiques du premier secrétaire du PS qui se disait choqué que Jean-François Copé ait donné une conférence rémunérée à Brazzaville, au Congo, Luc Chatel lui rétorque qu’il s’agit là au contraire d’un travail normal pour le président de l’UMP. Mieux, il affirme que le premier secrétaire du PS n’a pas connu le vrai monde du travail. Et de raconter, pour la première fois, son enfance passée dans les mines de charbon du Nord de la France.

Face aux critiques du premier secrétaire du PS qui se disait choqué que Jean-François Copé ait donné une conférence rémunérée à Brazzaville, au Congo, Luc Chatel lui rétorque qu’il s’agit là au contraire d’un travail normal pour le président de l’UMP. Mieux, il affirme que le premier secrétaire du PS n’a pas connu le vrai monde du travail. Et de raconter, pour la première fois, son enfance passée dans les mines de charbon du Nord de la France.

C’est une part du passé de Luc Chatel que nous ne connaissions pas. En marge des critiques sur le déplacement de Jean-François Copé au Congo, Luc Chatel a tenu à répondre à Harlem Desir qu’il accuse d’être déconnecté du monde du travail. « Vous savez, moi, j’ai commencé à travailler à 7 ans, dans les mines, dans le Nord » raconte l’ancien ministre de l’éducation nationale qui lève le voile sur son passé. « On n’avait pas le choix à l’époque. J’étais l’aîné d’une famille de 8 enfants. Il fallait travailler dur et on était jamais sûr de remonter du puits » a-t-il raconté, visiblement très ému, au micro d’Europe 1.

Plus loin, l’ancien ministre raconte avec émotion l’arrivée du premier jour de repos le dimanche ou le cadeau de Noël qui à l’époque se résumait à une soupe d’eau chaude avec du pain. « J’ai beaucoup appris de cette période ». Une vie dure, marquée par les coups du destin «  Et puis il y avait le grisou. J’ai laissé beaucoup d’amis, de proches, dans la mine », affirmant aussi « Parfois la nuit, je me réveille en sursaut, je les appelle mais personne ne répond ». Et Luc Chatel de conclure au bord des larmes « Je ne pense pas  que monsieur Désir soit à même de juger ce qu’est vraiment le travail. Un peu de décence serait bienvenue ».

La Rédaction

Illustration: capture d’écran / Europe 1

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