Licenciements chez Air France : Le syndicat national des “chauffeurs” d’avion proteste

46 Publié le 05/08/2013 par La Rédaction
winhorse/iStock

Air France vient d’annoncer un plan drastique avec plus de 2600 suppressions d’emplois. En première ligne, les “chauffeurs” d’avion, une catégorie socioprofessionnelle peu connue. Ils sont chargés de donner le signal pour applaudir lors de atterrissage. Une profession qui pourrait bien à terme disparaître des avions d’Air France.

Vous ne les connaissez pas mais vous avez sans doute déjà volé en leur compagnie, parfois assis juste à côté de l’un d’eux. Frank et Emma font partie de cette discrète corporation des “chauffeurs” d’avions. Ils ont plus de 15 ans d’expérience sur les vols longs et moyens courriers. Frank raconte: « C’est quelque chose que j’ai toujours rêvé de faire. Tout petit, j’applaudissais quand le bus de l’école arrivait à bon port. J’ai longtemps cru que j’étais le seul dans cette situation. Puis j’ai vu une annonce d’Air France qui recrutait des chauffeurs d’avions. »

Placé dans des endroits stratégiques de l’appareil, habillés en civil comme n’importe quel vacancier, les chauffeurs d’avions donnent le top signal pour applaudir lorsque l’avion touche la piste. « C’est très précis. Vous le faites trop tôt et c’est ridicule. Vous le faites trop tard et vous loupez votre effet » explique Emma. Les chauffeurs d’avions sont ainsi soigneusement recrutés et entraînés. « On passe plus de 150 heures sur simulateur chaque année. Le but c’est d’être capable de répondre à toutes les situations de crise ». Pour Frank et Emma, il est impensable qu’Air France se sépare de ses chauffeurs d’avions. « Nous avons aidé la société à survivre à la crise après les attentats du 11-septembre, les gens ont repris plaisir à voler » souligne Emma.

Mais tous deux ne désespèrent pas et se disent prêts à démarcher auprès de la SNCF. « Après les récents accidents de transports en commun, les voyageurs en train ont eux aussi besoin de sécurité. Il y a eu des chauffeurs d’avions, alors pourquoi pas des chauffeurs de trains ? » concluent-ils tous les deux avant d’applaudir en fin d’interview.

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