Son train arrive dans la mauvaise gare – le cheminot accuse son GPS

144 Publié le 07/08/2013 par La Rédaction
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Mèze – Faut-il faire confiance aveuglément à son GPS ? Un cheminot en a fait l’amère expérience ce week-end. Alors qu’il menait son TGV, il dit avoir été induit en erreur par les indications de son GPS, menant ainsi son convoi à plus de 800km de sa destination.

Ce sont les voyageurs qui les premiers ont été étonnés. Leur train, parti de Paris devait arriver à Metz. Et les voyageurs ont eu la surprise à la descente du train de découvrir qu’ils étaient arrivés à Mèze, dans l’Hérault, une ville située à plus de 800 km de leur destination. « Au début, on a tous pensé qu’on s’était trompés collectivement de train » plaisante une jeune touriste. Ce n’est que quelques minutes plus tard que les agents de la SNCF ont reconnu s’être simplement trompés de gare. En cause, le GPS qui équipait le train, un GPS qui aurait donné de mauvaises indications de direction au conducteur.

« Il semble qu’il a entré une destination erronée ou peut-être l’ordinateur de bord a mal interprété les données qui lui ont été fournies. Metz, Mèze, c’est vrai que c’est très proche au fond. Nous n’en sommes qu’au stade préliminaire de l’enquête ». Le cheminot impliqué maintient avoir pourtant donné les coordonnées exactes de sa destination. « J’ai rentré le nom de la ville et la rue. De la façon dont on nous a formé. ». Mais selon plusieurs sources, ce genre d’erreur de saisie vocale du GPS arrive même parfois en simulateur.

Ce genre d’erreur reste néanmoins très rare et la direction de la SNCF assure qu’il n’est en rien nécessaire de procéder à la révision de la totalité des GPS qui équipent nos trains, assurant que les voyageurs arriveraient bien à leur gare de destination. Le GPS est une innovation relativement récente, qui permet aux conducteurs de bien prendre le bon embranchement aux aiguillages. « Vous savez sur un Bordeaux Paris il y a plus de 350 croisements et embranchements, on ne peut simplement pas se rappeler du bon et surtout, à plus de 340 km/h, c’est très dur de lire les panneaux de signalisations » s’amuse un cheminot.

 

La Rédaction

Illustration: Istock / assalve

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