La réforme des retraites inclura la pénibilité des manifestations contre la réforme des retraites

34 Publié le 29/08/2013 par La Rédaction

Les représentants de la CFDT et de la CGT peuvent pousser un ouf de soulagement : si le Premier ministre se montre intransigeant sur sa volonté d’allonger la durée de cotisation à plus de 41,5 ans, les syndicats ont néanmoins obtenu des garanties quant à la prise en compte de la pénibilité des manifestations contre la réforme des retraites dans la future réforme des retraites.

Afin d’ancrer sa nouvelle réforme à gauche, le Premier ministre a finalement accepté d’y intégrer un compte-temps pénibilité des manifestations contre la réforme des retraites. Celui-ci répond à une étude du CNRS selon laquelle « les gens qui manifestent le font souvent dans des conditions pénibles. Pluie, froid, vent », ajoutant qu’en outre ces personnes avaient une espérance de vie plus courte que celles qui restent confortablement installées dans leur canapé ou qui continuent leur activité de manière normale.

Le chercheur Marcel Champion explique : « Lors des manifestations, il arrive souvent que les gens mangent mal, aient mal aux pieds, à la gorge… Certains parfois même s’enrhument ! ». Le chercheur s’alarme de l’état de santé de personnes qui auront ainsi manifesté dans ces conditions toute leur vie : « Le gouvernement fait face à un scandale de même ampleur que celui de l’amiante et ne peut pas se voiler la face » souligne le chercheur, affirmant que le gouvernement porte une part de responsabilité en forçant les gens à manifester.

Un système par points

Les salariés qui manifestent dans des conditions pénibles bénéficieront donc d’un système par points leur permettant de partir plus tôt à la retraite : ampoules aux pieds, déficiences auditives résultant du passage d’un mauvais groupe de percussions, saucisses et merguez cancérigènes… Aucun facteur de pénibilité ne sera oublié. Ces points seront ensuite convertis en temps à soustraire du nombre d’années de cotisation.

Un système qui satisfait les syndicats, mais pas le MEDEF. L’organisation patronale, dans un souci d’équité, demande en contrepartie que la pénibilité des sessions de négociations avec les organisations syndicales soit elle aussi prise en compte.

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