Le MEDEF demande aux salariés précaires d’avoir un peu plus d’imagination pour s’en sortir

46 Publié le 12/09/2013 par La Rédaction

Pierre Gattaz tient à s’inviter et à peser dans le débat social de la rentrée. Alors que le gouvernement s’active sur une réforme en profondeur de l’économie française, le président du MEDEF tient à rappeler aux français les plus en difficulté de faire preuve d’imagination en attendant une sortie de crise.

Pierre Gattaz tient à s’inviter et à peser dans le débat social de la rentrée. Alors que le gouvernement s’active sur une réforme en profondeur de l’économie française, le président du MEDEF tient à rappeler aux français les plus en difficulté de faire preuve d’imagination en attendant une sortie de crise.

Dans un entretien, le nouveau président du MEDEF dévoile son sentiment d’écœurement devant le manque de combativité des Français. « Je trouve que les Français réagissent mal à la crise économique. C’est une aubaine pour démontrer leur créativité et pour prouver au monde entier qu’ils peuvent vivre heureux dans des conditions précaires ».

L’industriel qui a fait fortune à la tête de la société Radiall se déclare lassé des plaintes incessantes d’une partie de la société française. « Ceux qui ne font rien pour s’en sortir sont toujours les premiers à venir se plaindre, pourtant des solutions doivent bien exister, ils pourraient faire juste preuve d’un peu d’imagination ».

Pierre Gattaz tient à mettre en avant le savoir faire français en matière de créativité et de solidarité: « Dans le pays des « Restos » et de l’Abbé Pierre, il ne faut pas oublier que la solidarité doit surtout s’appliquer entre ceux qui en ont le plus besoin. Même les français les plus pauvres sont concernés et doivent mettre la main à la pâte ».

Le patron tient à donner en exemple les chiffres du chômage en soulignant « Un exemple parmi d’autres, si les chômeurs voulaient vraiment voir le taux de chômage du pays baisser, ils se radieraient eux-mêmes en signe de solidarité nationale et pourraient partager leurs allocations ».

Le président du MEDEF se dit fatigué de voir son pays suivre le mauvais exemple de ses voisins « Nous assistons au naufrage du continent européen sans en tirer la moindre leçon. Nos voisins espagnols ont plusieurs années d’avance sur nous en matière de précarité et déploient des trésors d’inventivité pour survivre. Les Français ont tout à gagner à s’en inspirer dès aujourd’hui ».

L’homme conclut sur une note plus légère avec un trait d’humour. Évoquant les critiques envers les patrons français, l’homme réagit « Le monde du travail et le patronat ne sont pas destinés à s’occuper des problèmes sociaux. On se trompe de coupable en nous montrant du doigt, un jour viendra où on demandera même aux patrons de baisser leurs salaires. Vous verrez ! »

La Rédaction
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