Après une expérience de mort imminente, une femme confirme que l’enfer c’est les autres

65 Publié le 17/09/2013 par La Rédaction

Le philosophe Jean-Paul Sartre aura finalement été visionnaire sur le sujet. Dans sa pièce de théâtre Huis Clos, l’écrivain faisait dire à l’un des personnages la célèbre citation « L’enfer c’est les autres ». Un constat qui a pu apparaître excessif à l’époque mais qui semble bien se confirmer avec le récit de cette expérience de mort imminente vécue par Lauretta Pernas, une quinquagénaire originaire de la Sarthe. Témoignage.

Le philosophe Jean-Paul Sartre aura finalement été visionnaire sur le sujet. Dans sa pièce de théâtre Huis Clos, l’écrivain faisait dire à l’un des personnages la célèbre citation « L’enfer c’est les autres ». Un constat qui a pu apparaître excessif à l’époque mais qui semble bien se confirmer avec le récit de cette expérience de mort imminente vécue par Lauretta Pernas, une quinquagénaire originaire de la Sarthe. Témoignage.

Le reste du monde réuni

Pour cette gestionnaire de comptes au sein d’une petite PME, la révélation aura été aussi spectaculaire qu’effrayante. Lauretta s’est fait renverser par une voiture mercredi dernier en se rendant à pieds à son travail. Gravement blessée, elle est immédiatement emmenée à l’hôpital du Mans où les médecins constatent très vite la mort clinique de cette dernière.

S’ensuivent alors plusieurs longues minutes durant lesquelles les médecins s’acharnent à réanimer Lauretta pendant que cette dernière semble entamer une incroyable expérience de mort imminente selon ses propres dires : « Je suis sortie de mon corps et je voyais toute la salle d’opération, les médecins. Puis je me suis élevée dans le ciel, au dessus de l’hôpital, du Mans puis de la Terre entière. »

Pour celle qui est concrètement encore entre la vie et la mort, le voyage ne fait que commencer : « Je me sentais en paix. Au bout de quelques secondes, je suis entrée dans un tunnel de lumière. Là, une voix m’a appelé. J’ai tout de suite reconnu Louis, mon mari. Et c’est là que je suis tombée directement en enfer. »

Lauretta affirme avoir effectué une chute de plusieurs centaines de kilomètres dans ses visions pour se retrouver au final dans une gigantesque grotte remplie de flammes et de démons torturant d’autres êtres humains. Mais ces détails semblent mineurs à en croire son témoignage : « Le feu, le vice et le Mal incarné ça va encore, mais le pire c’est qu’il y avait juste tous les autres en enfer. Tout le monde ! Ma famille, mes amis, mes collègues. Tous ceux que j’aurais cru ne plus jamais revoir. Quitte à mourir et à aller en enfer, ça aurait été mieux qu’ils ne me poursuivent pas jusque là-bas. »

La salariée du Mans déambule alors en croisant des connaissances plus ou moins proches qui tiennent absolument à lui adresser la parole : « Ils étaient là, à vouloir absolument me raconter des anecdotes sur ce qu’ils ont mangé, sur leur chien, leurs enfants. C’était littéralement infernal et insupportable. Franchement… J’aurais préféré terminer sur un pieu ou écartelée. »

Un jugement permanent

Le calvaire ne s’arrête pas là pour elle puisque le pire arrive enfin quand l’ensemble des proches qu’elle côtoyait sur Terre se réunit autour d’elle pour la juger violemment : « Le pire avec les autres, c’est le jugement qu’ils portent sur vous et l’image qu’ils vous renvoient en permanence. Et là c’était comme sur Terre, chez les vivants, mais en puissance 1000. »

Chance. Lauretta est assez vite ramenée à la vie par le personnel médical de l’hôpital du Mans. Elle est alors aspirée des enfers pour regagner son corps. Puis le black-out. Elle se réveillera quelques heures plus tard.

Un retour à la vie amer

Près d’une semaine après son expérience de mort imminente, Lauretta se remet doucement de ses blessures mais dit être encore choquée par ce qu’elle aurait découvert dans ce qui ressemble aux enfers. Et c’est avec une certaine amertume qu’elle vit le fait d’avoir été rapatriée in extremis parmi les vivants : « Je sais bien que ça peut paraître dur comme avis mais, limite, j’aurais préféré qu’ils restent tous en bas. Parce que je suis revenue, le cadre a changé certes. Il est plus lumineux. Mais les autres, eux, sont toujours là. »

La Rédaction

Illustration: Istock / LP7

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