Un Basque avoue que sa langue n’est qu’une blague destinée à se moquer des touristes

144 Publié le 30/09/2013 par La Rédaction

La supercherie durait depuis trop longtemps. Un jeune Basque vient de lâcher le morceau et rétablit la vérité sur les origines de la langue basque. L’idiome ne serait à l’origine qu’une invention visant à se jouer des touristes .

Patxi Etchegaray vit depuis toujours dans son village de Mouguerre, près de Bayonne. L’homme nous raconte l’histoire de son grand-père qui fut à l’origine de la farce qui prend fin aujourd’hui. « C’est mon grand-père qui a eu cette idée au siècle dernier. Fortement alcoolisé, il s’est lancé dans un charabia pour faire rire ses amis à l’apéritif. Voyant que son numéro provoquait l’hilarité de ses invités, il a décidé d’aller plus loin et de le tester avec mon oncle sur des touristes parisiens qui passaient leur été sur la côte basque. »

L’homme raconte comment ce qui devait être une blague d’un jour a complètement échappé à son auteur, puisque le petit jeu s’est répandu comme une traînée de poudre en quelques semaines. « Tous ceux qui étaient dans le coup se sont mis à singer le jargon du grand-père devant des touristes qui n’y voyaient que du feu. On pensait les faire rire, mais ces idiots sont vraiment tombés dans le panneau et ont pris ça pour un parler local. »

Avec le temps, le petit jeu se serait donc installé dans tout le Pays basque, devenant même un argument rendant la région attractive au niveau culturel. « C’est toute une mythologie qui a été créée, mais tout est faux. Même mon nom est une pure invention, en réalité je m’appelle François Clavé sur mes papiers officiels. »

Patxi justifie sa démarche en évoquant un souci de transparence. « Je pense que le canular a assez duré, et que les gens ont le droit à la vérité » déclare-t-il. Le jeune Basque tient surtout à rendre hommage à son grand-père récemment disparu en lui redonnant la paternité de la plaisanterie. Interrogé sur les origines d’autres symboles forts du Pays basque, l’homme reste plus évasif : « Il y a des choses sacrées auxquelles on ne touche pas ici. Je n’aborderai pas le thème de la force basque ou de la pelote basque, je risquerais d’avoir des problèmes. »

La Rédaction

Photo: ianmcdonnell / iStock

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