Japon – Scandale autour d’un parc aquatique proposant à ses visiteurs de massacrer des dauphins

134 Publié le 09/10/2013 par La Rédaction

La petite ville de Taiji, tristement célèbre pour les massacres de dauphins qui y sont organisés chaque année revient sur le devant de la scène avec un projet qui devrait faire grincer des dents toutes les organisations de protection animale.

En effet, la municipalité vient d’annoncer l’ouverture prochaine d’un parc aquatique dans lequel les visiteurs pourront eux-mêmes massacrer l’animal en question. L’affaire est en train de faire le tour du monde depuis qu’elle a été révélée par l’ONG Iruka & Kujira Action Network (IKAN, Groupe d’Action pour les dauphins et les baleines) et relayée par les militants de Sea Shepherd sur leur site internet.

Le petit port situé dans l’est du Japon compte ainsi devenir la « capitale mondiale de la pêche au dauphin » selon Masaki Wada, représentant de la municipalité. « Nous allons enfin avoir un lieu digne de ce nom pour célébrer une tradition vieille de 400 ans », s’exclame-t-il en nous dévoilant les plans du futur parc. « Les visiteurs pourront sélectionner un dauphin qu’ils pourront eux-mêmes tuer ou bien torturer selon leur souhait dans un espace individuel confiné qui ne laisse aucune chance à l’animal. Chaque visiteur pourra aussi repartir avec la vidéo de la mise à mort de son dauphin », poursuit M. Wada avec enthousiasme. « Nous avons même pensé aux enfants qui pourront eux aussi participer à la fête dans une partie du parc qui leur sera réservée et où ils pourront mettre à mort leur premier bébé dauphin », ajoute-t-il.

M. Wada tient à défendre ce qu’il qualifie de tradition ancestrale, un « art », quand on évoque avec lui les critiques dont fait l’objet le projet de la ville de Taiji. « Ce que ne comprennent pas nos opposants, c’est que nous respectons les dauphins au moins autant qu’eux », explique-t-il. « Et puis nous ne jugeons pas non plus votre tradition qui consiste à torturer et à mettre à mort un taureau en public, alors faites-en de même pour nous », termine-t-il sèchement. 

Illustration: iStock / TAK-3 
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