Hausse du chômage : le gouvernement accuse un trop-plein de vies sauvées sur les routes en septembre

50 Publié le 25/10/2013 par La Rédaction

Nouvelle hausse du chômage en septembre, et cette fois le gouvernement dit avoir compris d’où venait le problème. Il ne s’agit pas d’un bug mais d’un simple calcul statistique. Selon lui, ce mauvais résultat est lié à une forte augmentation de vies sauvées sur les routes en septembre, des vies qui se retrouvent donc à chercher du travail. Analyse.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis qu’il y a moins de tués sur les routes, il y a plus de chômage. C’est en tout cas la thèse avancée par le gouvernement pour justifier la hausse du chômage en septembre. « Toutes ces vies sauvées sur les routes devaient forcément, un jour ou l’autre, avoir des conséquences » affirmait un membre du cabinet du Ministre du travail, Michel Sapin. « C’est hélas statistique, mais si ces gens là n’avaient pas été sauvés, ils ne seraient pas dans nos tableaux » explique de son côté un autre expert. « Ces vies sauvées doivent bien subvenir à leurs besoins, elles deviennent des bouches à nourrir, des aides à verser en attendant qu’elles retrouvent un emploi » ajoute ce même expert.

Du côté de la Sécurité routière, on est sceptique et on rejette ces accusations sans fondement. « Notre but a toujours été de pourvoir à une meilleure sécurité sur la route et dans les transports. » explique son président. « Certes, ces gens là se retrouvent ensuite dans le monde du travail mais nous refusons d’en porter la responsabilité » clame-t-on face aux chantages de l’État qui souhaite que l’association abaisse ses quotas de vies sauvées pour l’année prochaine.

Côté vies sauvées, c’est le même son de cloche. Ainsi, Loïc, 34 ans, aurait dû trouver la mort dans un terrible accident de la circulation, un accident évité grâce à un message de prévention de la Sécurité routière contre la conduite en état d’alcoolémie. « Je devais sortir avec des amis, mais j’ai décidé de ne pas boire. Je n’ai donc pas eu d’accident. Depuis, je suis au chômage. » Mais le jeune homme refuse de faire porter la responsabilité de sa situation à la Sécurité routière.

Dans l’immédiat, le gouvernement, déjà embarrassé par le fameux bogue de SFR, souhaite cette fois aller de l’avant et va faire des propositions rapides. « Nous allons rediscuter de l’implantation des radars, de l’alcoolémie au volant, des limitations de vitesse, toutes les pistes seront étudiées » assure le ministre qui va tout faire pour éviter un nouveau chiffre inconséquent  de vies sauvées sur les routes en novembre.

Illustration: iStock/ shaunl 

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