Amateur de catogan, personne à la soirée n’ose le regarder dans les yeux

66 Publié le 30/10/2013 par La Rédaction

Entre gêne et effroi. La scène s’est déroulée hier soir dans un bar de Carcassonne. Un individu d’une cinquantaine d’années a jeté un terrible froid dans ce qui s’annonçait comme une soirée conviviale et sympathique. Ce dernier aurait en effet arboré une coupe de cheveux à base de catogan, créant ainsi un profond malaise chez les clients du bar selon de nombreux témoignages. Reportage.

Entre gêne et effroi. La scène s’est déroulée hier soir dans un bar de Carcassonne. Un individu d’une quarantaine d’années a jeté un terrible froid dans ce qui s’annonçait comme une soirée conviviale et sympathique. Ce dernier aurait en effet arboré une coupe de cheveux à base de catogan, créant ainsi un profond malaise chez les clients du bar selon de nombreux témoignages. Reportage.

Agression ou inconscience ?

Une ambiance tamisée, de nombreux posters de films cultes accrochés au mur et comme une odeur d’authenticité, le bar Le Petit Sergent a semble t-il tout pour permettre de passer une agréable soirée. Mais ce joli potentiel a été littéralement mis à mal par Joël Van Laecke, un menuisier de Carcassonne amateur de catogan.

Car c’est vers 21H16 hier soir que l’homme pénètre dans l’établissement où les clients déjà présents passent une bonne soirée selon leurs dires : « Tout roulait parfaitement. Les gens discutaient entre eux autour d’un verre. Il y avait une bonne atmosphère. Ça rigolait, parlait à voix haute. Puis il est rentré, et ça a de suite tendu l’ambiance. » raconte Laurent qui était attablé avec trois de ses amis quand Joël Van Laecke est entré.

Pour Myriam, une autre cliente, les choses se sont aussi gâtées lorsqu’elle a constaté la présence du menuisier de 41 ans : « Il était souriant mais j’ai très vite aperçu ce catogan au niveau de sa nuque. Ça m’a mis mal à l’aise. On est en 2013 quand même. Dans un bar plutôt pour jeunes en plus…C’est un peu comme s’il débarquait avec un costume de nazi en pleine synagogue. On a vu plus discret pour passer inaperçu. »

Joël prend alors une pinte de bière. Micka, le patron qui a pris sa commande, se souvient : « Je n’arrivais pas à le regarder dans les yeux. C’était terriblement gênant. Je voulais lui dire qu’il était en train de faire quelque chose de déplacé voire de dangereux mais je ne voulais pas envenimer les choses. Et puis ce n’est pas mon job après tout. »

Même embarras chez Cécile, 32 ans, qui a très vite vu Joël se rapprocher d’elle pour sympathiser : « Il est arrivé avec une question banale du genre « Vous venez souvent ici ? ». J’ai essayé de lui répondre en face mais impossible. C’est comme s’il avait son catogan au milieu du visage. A un moment, j’ai même eu un haut-le-cœur. Je ne sais pas s’il l’a senti car je me suis excusée et j’ai pris de suite la poudre d’escampette. »

Un bar déserté en 15 minutes chrono

La présence gênante de ce catogan va très vite entraîner une fuite des habitués du Petit Sergent d’après les propos de Micka : « Un quart d’heure après qu’il est entré, il n’y avait plus personne. Il y avait une trentaine de personnes et ils sont tous partis en courant. Je le voyais sur leur visage, ils étaient un peu paniqués. »

Le seul à rester dans le bar, c’est bien évidemment Joël Van Laecke. Cet aficionado de catogan va littéralement squatter les lieux jusqu’à la fermeture de l’établissement : « Il est resté là à me parler jusqu’à 2h du matin. Après, j’ai été obligé de le mettre dehors poliment. Je pense que dès aujourd’hui on va interdire le bar aux catogans. Ce genre d’incident nous plombe littéralement les finances. » raconte Micka.

La Rédaction

Illustration: iStock / Funwithfood

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