Une profileuse découvre qu’elle était elle-même responsable de six meurtres, trois braquages et deux enlèvements

38 Publié le 25/11/2013 par La Rédaction

Alors qu’elle avait, comme bon nombre de profileurs, participé à l’enquête qui a mené à l’arrestation du tueur Parisien, une jeune profileuse a découvert avec stupeur qu’elle était elle-même l’auteure potentielle de six meurtres, trois braquages à mains armées et de deux enlèvements avec violence, ainsi que d’une demi-douzaine de délits. Reportage.

Dur week-end pour Amandine Grevois. Cette jeune femme qui officie en tant que profileuse pour la police judiciaire a découvert en dressant le profil psychologique de suspects dans plusieurs affaires qu’elle était elle-même sans doute le seul et unique suspect potentiel. « J’ai refait mes schémas plusieurs fois. La première fois, j’ai eu un doute mais à la sixième tentative, j’ai compris que ce n’était pas une erreur ». La jeune femme travaillait en collaboration avec une brigade de la police judiciaire de Paris qu’elle aidait à dresser un portrait psychologique du ou des auteurs.

Après être arrivée à sa terrible conclusion, la jeune femme s’est alors immédiatement rendue au poste de police le plus proche afin de se constituer prisonnière. « Elle tremblait, elle était paniquée, elle disait qu’elle était dangereuse et violente », raconte un chef de brigade qui a pris sa déposition. « Je la connais très bien, c’est une jeune femme très vivace, intelligente. Jamais je n’aurais pu penser cela d’elle, je suis sous le choc », explique-t-il. « Nous allons procéder au réexamen de chaque enquête, vérifier les alibis, l’ADN collecté mais apparemment son témoignage concorde », ajoute une source anonyme.

Très populaires dans les pays anglo-saxons, les profileurs sont encore peu appelés dans les enquêtes complexes et souvent montrés du doigt, mais c’est la première fois en France qu’on obtient une telle résolution d’un grand nombre d’affaires en une seule fois. Le chef de brigade se félicite de cette conclusion : « Cela montre que le profilage est utile, qu’il a toute sa place dans l’institution judiciaire qui devrait cesser de le considérer comme un gadget. J’ai vraiment cru qu’elle allait m’identifier et m’attraper, je suis pas passé loin cette fois !».

Photo: GlobalStock 

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