L’argent à l’origine de la présence de bons acteurs dans de mauvais films

51 Publié le 05/12/2013 par La Rédaction

C’est une étude coup de poing de « Variety » qui va faire beaucoup parler d’elle. Selon celle-ci, l’argent, dans une grande majorité des cas, suffirait à expliquer la présence de bons acteurs dans de mauvais ou très mauvais films. Reportage.

C’est une étude coup de poing de « Variety » qui va faire beaucoup parler d’elle. Selon celle-ci, l’argent, dans une grande majorité des cas, suffirait à expliquer la présence de bons acteurs dans de mauvais ou très mauvais films. Reportage.

Comment expliquer la présence de Jean Réno dans « Les Rivières Pourpres 2 » ? La présence de Christopher Lee dans quantité de mauvais films dans les années 70 et 80 ? Ou un acteur oscarisé comme Jamie Foxx dans un film de Roland Emmerich ? Autant de questions auxquelles ont tenté de répondre journalistes et cinéphiles. Aujourd’hui, le site « Variety » publie une étude qui démontre que tout peut être expliqué par l’argent. « Cet argent est versé à l’issue du tournage » explique Samantha Know qui a signé le reportage. « Cela correspond à une sorte de forfait qui s’applique à la durée de la présence de l’acteur en question sur le tournage ».

Selon l’étude, cette « redevance » peut varier, notamment en fonction de l’importance du rôle de l’acteur en question à l’écran. « S’il ne dit que quelques répliques, l’argent versé sera moindre. Par contre s’il est second rôle, voire premier rôle, il faut s’attendre à un montant conséquent ». Le montant serait décidé par contrat entre le producteur et l’acteur et versé ensuite sur le compte de l’acteur, qui peut en faire ce qu’il veut. « Certains acteurs ont accepté de témoigner. Ils n’en sont pas fiers. Pour se défendre, ils expliquent qu’ils ont parfois des dettes, des dettes qu’ils ne peuvent régler qu’avec de l’argent » souligne la journaliste.

Une situation qui parfois devient inextricable, certains acteurs et actrices tombant dans une spirale de dépendance à l’argent. « Ils se rendent compte qu’ils peuvent gagner parfois beaucoup d’argent, alors ils se mettent à jouer dans beaucoup de mauvais films » explique la journaliste, ajoutant que certains acteurs avaient mis des années pour s’en sortir. « Mais le phénomène ne touche pas que les États-Unis, et pas que les acteurs. Des réalisateurs peuvent tomber dans le piège de signer de mauvais film pour de l’argent » conclut-elle, citant le cas de Luc Besson. « Je l’ai rencontré plusieurs fois. Il sait qu’il a un problème, il est très courageux. ».

Le réalisateur français et plusieurs autres ont ainsi lancé un centre de désintoxication à l’argent pour les artistes de cinéma qui sont touchés. « On apprend aux artistes à se passer de l’argent. Dès lors, ils vont choisir des projets plus nobles et moins honteux ». Le tout bien sûr pour une forte somme d’argent.

La Rédaction

Photo:  keeweeboy /iStock

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