Les étudiants en droit en grève contre les jeux de mots laids dans leurs exercices de cas pratiques

129 Publié le 13/12/2013 par La Rédaction

Paris – Ils n’en peuvent plus, ils sont à bout. En train de préparer leurs prochains examens de droit, de nombreux étudiants se disent épuisés psychologiquement par la recrudescence de jeux de mots dans les intitulés de leurs cas pratiques. Ils sont prêts à descendre dans la rue pour faire pression sur le ministère.

Paris – Ils n’en peuvent plus, ils sont à bout. En train de préparer leurs prochains examens de droit, de nombreux étudiants se disent épuisés psychologiquement par la recrudescence de jeux de mots dans les intitulés de leurs cas pratiques. Ils sont prêts à descendre dans la rue pour faire pression sur le ministère.

Clara a 24 ans. Cette jeune étudiante en droit a tout pour être heureuse mais depuis quelques temps, ses études sont devenues un enfer. En cause, les nombreux jeux de mots parfois très hasardeux qui constellent les intitulés de cas pratique, des noms propres qui sont des pseudonymes tournés en d’innocents jeux de mots. « Jean Bonneau, Jean Peuplu, il y en a partout, c’est devenu invivable ». Selon elle, il est devenu tout simplement impossible de se concentrer correctement. « Au début, c’était amusant. Cela apportait une touche de légèreté et de bonne humeur. Mais on sent que c’est devenu systématique, les rédacteurs veulent en mettre partout ! » se lamente-t-elle.

En conséquence, elle et plusieurs étudiants entendent descendre dans la rue pour demander l’arrêt immédiat de l’utilisation de tels jeux de mots. « On veut que nos exercices de droit redeviennent un tant soit peu sérieux. Il n’y a pas de place pour l’humour en plaidoirie » accuse une autre étudiante, Anna-Lise, qui affirme que plusieurs étudiants ont été sanctionnés après avoir été pris d’un fou rire en plein examen de cas pratique en raison de jeux de mots laids. « Cela ne doit pas être si compliqué d’inventer de faux noms propres » avance-t-elle. « Regardez par exemple,  Paul Aroïde  ou Sarah Courci » a-t-elle dit avant de revenir sur ses propos et être dans l’incapacité de trouver d’autres noms.

De son côté, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, regrettant que le mouvement prenne de telles proportions,  appelle tout le monde à la raison et nomme un médiateur provisoire, M. C. Rumène. Celui-ci, sans démentir l’existence d’un cabinet secret qui serait entièrement dévoué à la création et l’élaboration de ces jeux de mots laids, a annoncé que les jeux de mots ne disparaîtraient pas mais seraient au contraire à l’avenir beaucoup mieux construits et très spirituels. « Les jeux de mots laids en cas pratiques sont une tradition qu’il nous faut sauvegarder, prenons la chose en riant ».

La Rédaction

Photo: iStock/style-photographs 

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