Le fax qui a servi à la libération d’un meurtrier présumé se confie au Gorafi

75 Publié le 07/02/2014 par La Rédaction

Alors que la polémique enfle sur la libération d’un présumé meurtrier, le fax à l’origine de l’affaire tente de s’expliquer et de se justifier. « Je sais que les gens pensent que c’est ma faute et ça me fait mal » confie l’appareil électronique, fabriqué pour partie à Hong Kong et à Taïwan il y a près de trois ans.

Alors que la polémique enfle sur la libération d’un présumé meurtrier, le fax à l’origine de l’affaire tente de s’expliquer et de se justifier. « Je sais que les gens pensent que c’est ma faute et ça me fait mal » confie l’appareil électronique, fabriqué en partie à Hong Kong et à Taïwan il y a près de trois ans. Installé depuis plus d’un an au sein des locaux de Bobigny, il avait toujours trouvé son travail plaisant, très heureux de faxer les procès verbaux et ordonnances des juges. « C’est un travail qui demande beaucoup de précision, et d’application » souligne le télécopieur, réaffirmant un parcours sans faute jusqu’à cet incident.

Mais dans cette affaire, il refuse de porter l’entière responsabilité de la libération accidentelle d’un meurtrier présumé suite à une problème d’encre. « J’avais pourtant allumé mes diodes qui indiquaient un niveau assez bas dans le toner » dit-il, très étonné. « C’était aussi sur mon écran digital. Je ne peux pas faire plus, au delà ce n’est plus de mon niveau ». Toujours selon lui, les responsabilités sont à chercher ailleurs, des responsabilités sans doute humaines provenant des gens dedans le bureau. « J’en suis venu à penser que certains ne savent pas lire, je ne vois pas d’autre explication » imprime-t-il dans un soupir.

Mais avant tout, le fax dit maintenant craindre pour son intégrité physique et son avenir professionnel. « Je le ressens quand ils m’utilisent, ils tapent plus fort sur les touches, ils me parlent mal, me frappent parfois. » affirme-t-il, faisant part de sa peur d’être remplacé par une machine plus jeune et plus moderne : « Un jour une histoire similaire arrivera aussi à un scanner et on comprendra enfin que les machines ne sont pas les coupables dans ce genre d’affaire. » assure le fax avant d’avaler une feuille A4 et de tomber en panne à cause d’un bourrage papier.

La Rédaction

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