Foot – Le prof de français de Clairefontaine renvoyé pour avoir menti sur ses diplômes

104 Publié le 11/03/2014 par La Rédaction

Crise interne au Centre Technique National Fernand-Sastre. L’institut de formation des jeunes footballeurs tricolores (13-15 ans) vient d’annoncer le renvoi immédiat d’un de ses piliers depuis des années.

Crise interne au Centre Technique National Fernand-Sastre. L’institut de formation des jeunes footballeurs tricolores (13-15 ans) vient d’annoncer le renvoi immédiat d’un de ses piliers depuis des années. Didier Ruchaud, 51 ans, le professeur officiel de français des juniors vient d’être remercié pour avoir falsifié plusieurs documents dont une agrégation de lettres modernes. Scandale.

Un simple CAP en ébénisterie

Plus de 20 ans qu’il mentait à l’ensemble du staff de Clairefontaine. Vingt ans qu’il mystifiait la direction comme ses innocents mais athlétiques élèves. « On est sous le choc. Il faisait partie de la maison depuis 94. Les joueurs ont grandi avec lui, c’était un peu comme un oncle. Un oncle qui cacherait qu’il n’était pas professeur de français en réalité. N’importe qui serait choqué », commente Eric Latronico, le directeur du centre de préformation.

Car Didier Ruchaud a visiblement dupé tout le monde. Après une banale mise à jour des archives fin février, la direction de l’établissement découvre que ce dernier a en réalité fourni une série de faux diplômes au moment de son embauche. Aucune agrégation en réalité. Pas même un Bac professionnel. M.Ruchaud n’a en guise de certificat qu’un simple CAP en ébénisterie obtenu en 1981. Mention « passable ».

Après la découverte de l’escroquerie, le faux professeur de lettres est mis à pied puis poursuivi par la fédération Française de Football pour « faux et usage de faux ». Dans l’attente d’un procès, le personnel de Clairefontaine accuse toujours le coup même si certains parlent d’une révélation semi-surprenante : « On se disait bien que les jeunes du centre sortaient de là avec un niveau de français déplorable. Mais on pensait juste qu’ils étaient mauvais, pas que c’était le résultat d’une absence de compétence », explique Lionel Rulain, kinésithérapeute à Clairefontaine.

Le mea culpa du présumé coupable

Dans une interview accordée au journal L’Equipe, l’avocat de Didier Ruchaud présente les excuses de son client : « Il a conscience du mal et des dégâts qu’il a pu causer. Il demande pardon et il me charge de vous transmettre son message : « C’est une affaire qu’elle est triste. Si j’aurais su plus tôt ce que ça engendrait, j’aurais pas fait ptet pareil. »

La Rédaction

Illustration : Wikicommons / Xavoun

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