Un chômeur réussit à reconstruire son estime de soi grâce à une série de victoires à Call of Duty

37 Publié le 26/03/2014 par La Rédaction

Les jeux vidéo, en parallèle de leur capacité à engendrer de nombreux tueurs de masse, ont aussi des effets positifs. Le récit de Florian Hénin parle de lui-même.

Sans emploi depuis 13 mois aujourd’hui, l’image qu’il avait de lui-même en a largement pâti. Mais ce cercle vicieux d’autodénigrement vient de prendre fin suite à une inespérée victoire au jeu de tir Call of Duty : Black Ops II. Portrait.

Se sentir bon à quelque chose

C’est en tirant plusieurs dizaines de balles virtuelles dans la tête de ses ennemis en ligne que Florian a réussi à sortir petit à petit la tête de l’eau. Des heures et des heures de jeu à se dissimuler, attendre le passage d’autres « gamers » pour ensuite les abattre froidement à l’aide d’un fusil d’assaut customisé.  Voilà ce que ce trentenaire a dû accomplir pour se sentir à nouveau « normal socialement » comme il le dit.

Depuis le début de l’année, Florian avait perdu tout espoir. Tout espoir de retrouver un poste de juriste, tout espoir de retourner à un emploi du temps plus structuré, tout espoir de retrouver l’envie de se laver pour aller au travail. Dépité, il achète fin février le jeu Call of Duty sur console pour essayer de remplir l’ennui intersidéral de son quotidien.

Un achat qui va finalement porter ses fruits. Après avoir terminé en quelques heures le mode solo de « CoD », il entame de nombreux matchs en ligne. Combat en équipe, capture du drapeau…tous les modes y passent. Et les victoires s’accumulent.

Hier, le chômeur de Metz comptait une bonne centaine de succès pour seulement trois défaites. Un ratio qui lui a permis de ressentir un large sentiment d’autosatisfaction et de renouer avec l’estime de soi. « En faisant ce véritable massacre sur jeu vidéo, j’ai l’impression d’avoir été utile. Ça me permet de me rappeler que je peux être au moins bon à quelque chose. C’est tellement important de pouvoir se dire ça. »

Un atout sur le CV

Cette heureuse série d’homicides virtuels a non seulement remonté le moral de Florian, mais lui a aussi donné l’envie d’entreprendre de nouvelles démarches professionnelles : « C’est clairement un plus sur mon C.V. Avant je l’aurais mis dans la rubrique Centres d’intérêt, mais avec mon niveau actuel je peux carrément le placer dans Compétences. Je songe aussi à proposer mes services comme consultant pour les sociétés qui souhaiteraient optimiser leurs performances à Call of Duty », nous explique le joueur chômeur.

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