Elle obtient un CDI à l’issue de son stage

109 Publié le 07/04/2014 par La Rédaction

Dire que cette histoire a de quoi nous rendre triste serait mentir. Ce matin, le site Slate.fr raconte le touchant parcours de Marie Ménon, une jeune étudiante en marketing qui vient tout juste de terminer son stage en entreprise obligatoire.

Un passage qui s’est achevé avec la proposition surprise d’un contrat à durée indéterminée. Spécialistes du chômage, chefs d’entreprises ou simples proches se disent abasourdis par une telle nouvelle. Récit d’émotion.

L’exception qui confirme l’espoir

Rien. Rien ne laissait présager pour Marie, 23 ans, en fin de Master 2, une telle main tendue. La conjoncture actuelle aussi bien que les pratiques habituelles laissaient envisager une issue tout autre : « Exploiter les stagiaires, c’est la base d’une entreprise digne de ce nom. Je pensais qu’ils me remplaceraient avec un ou une autre stagiaire ou alors qu’ils me proposeraient au mieux de prolonger ma période de stage de 6 mois. Mais là…un CDI…Je veux dire WTF quoi ! »

Alain Jukovhen est consultant spécialisé dans les ressources humaines et le Krav Maga, pour lui, cette offre tient autant du miracle que du mystère : « C’est très étrange quand même. C’est un peu comme si un gendarme vous donnait de l’argent parce que vous avez été flashé à 130 devant une école. C’est contre nature. Soit cette entreprise en question a de la morale et une certaine éthique, soit ils ont une idée derrière la tête. Autant vous dire que la première option me paraît aussi crédible que Manu Payet dans le rôle de Nelson Mandela. »

Dans l’entourage de la future employée à durée indéterminée, on oscille entre stupéfaction et joie sincère. Michaël, son petit-ami depuis 12 heures, fait part de son enthousiasme : « C’est super pour elle. Moi, j’ai 26 ans et je suis en stage d’infographie depuis 2011. Je suis très content que ça lui arrive. Elle le mérite. » lance t-il avant de faire le signe « cœur avec les mains. »

Un employeur qui botte en touche

Suite à cet article paru sur Slate.fr, nous avons souhaité contacter la société en question qui aurait proposé à Marie ce contrat à la fois garant de stabilité et de progression professionnelle. Après plusieurs coups de fil infructueux, la DRH de l’entreprise a bien voulu nous répondre, visiblement confuse : « Heu…bah c’est-à-dire que c’est un malentendu. On lui a fait cette proposition le 1er avril pour la blague. Mais elle avait l’air si contente qu’on n’a pas voulu la décevoir. On va essayer de lui dire ce qu’il en est vraiment demain…ou peut-être vendredi. C’est bien vendredi. Y a le week-end pour se détendre juste après. » nous explique un des cadres de l’agence marketing.

La Rédaction

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