Il sort un doigt d’honneur pour défendre sa place de parking

118 Publié le 16/05/2014 par La Rédaction

Un homme de 31 ans a dégainé son majeur droit hier soir à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Le geste, d’une violence extrême, est survenu durant un échange tendu avec un voisin qui tentait de prendre sa place de stationnement.

Un homme de 31 ans a dégainé son majeur droit hier soir à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Le geste, d’une violence extrême, est survenu durant un échange tendu avec un voisin qui tentait de prendre sa place de stationnement. Une attitude condamnée par Bernard Cazeneuve, le nouveau ministre de l’Intérieur qui s’est rendu sur place ce matin.

Un geste innommable



Le doigt d’honneur aurait légèrement blessé à l’égo le voisin visé. Trente minutes après l’incident, ce dernier a été héliporté à l’hôpital américain de Neuilly à deux kilomètres du parking. Son pronostic vital n’était pas engagé selon l’AFP.

Tout aurait débuté à cause d’une simple dispute de voisinage. La victime, âgé de 51 ans, aurait tenté de se garer sur une place de parking normalement réservée au trentenaire qui a sorti le doigt d’honneur. Une tentative de spoliation qui a tourné au règlement de compte physique selon ce témoin qui habite l’immeuble : « Le jeune n’a pas cherché à discuter. Il a fouillé dans sa poche droite et il a sorti son doigt d’honneur. Je me suis couché au sol par réflexe. »

Quelques minutes plus tard, la police est prévenue par téléphone et dépêche une équipe motorisée sur place. La victime, elle, est déjà blessée depuis un moment, l’orgueil à vif.

L’auteur du geste, lui, a été interpellé à son domicile dans lequel il s’était réfugié. Il aurait affirmé « regretter son comportement et s’être laissé emporter par une violence extrême ».

Cazeneuve choqué



Ce matin, le ministre de l’Intérieur a effectué un déplacement sur le lieu du drame en compagnie du préfet des Hauts-de-Seine et d’une flopée de journalistes. L’occupant de la place Beauvau, la mine grave, a déclaré publiquement : « Ce genre de tragédie ne doit plus se reproduire. C’est un acte barbare que la République ne peut tolérer. Nous allons redoubler de sévérité face aux doigts d’honneur, quitte à atténuer un peu nos autres combats actuels. »

La Rédaction

 

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