Européennes – Les Français choqués d’apprendre qu’un très grand nombre d’entre eux va voter PS

60 Publié le 19/05/2014 par La Rédaction

Paris – Va-t-on vers un nouveau 21 avril pour les partis républicains ? La troisième place du Parti socialiste dans tous les sondages rappelle à tous à quel point les Français sont attirés par les extrêmes et des partis, qui, même minoritaires, peuvent faire basculer une élection. Le PS est-il un vote contestataire ou une véritable force politique en devenir ? Reportage.

Paris – Va-t-on vers un nouveau 21 avril pour les partis républicains ? La troisième place du Parti socialiste dans tous les sondages rappelle à tous à quel point les Français sont attirés par les extrêmes et des partis, qui, même minoritaires, peuvent faire basculer une élection. Le PS est-il un vote contestataire ou une véritable force politique en devenir ? Reportage.

Les récents sondages des élections européennes démontrent que le vote PS semble durablement s’installer dans le pays. De plus en plus de Français n’hésitent plus à l’affirmer et à le revendiquer. On ne se cache plus. Comme ce jeune homme de Reims qui dit qu’il va voter PS aux Européennes. « Oui je vais voter PS, parce que je ne fais confiance ni au FN ni à l’UMP. Ce sont des partis du système » explique un jeune homme qui a rejoint le PS récemment. « Au début, je ne voulais pas le dire à mes proches, on a un peu honte » raconte-t-il. « Mais aujourd’hui, les mentalités ont changé, on peut sans crainte se revendiquer socialiste ». Avec des amis, ils militent dans leur quartier, tentent de fédérer. Mais ce n’est pas toujours facile.

Selon eux, le PS tente encore de sortir de cette phase de diabolisation, une diabolisation fomentée et organisée par les autres partis républicains. « On lit tellement de bêtises dans la presse à notre sujet, c’est triste. » estime Coralie, 31 ans, qui milite au PS depuis plus de dix ans. « On nous caricature, mais nos adhérents et nos électeurs ne sont pas dupes » ajoute-t-elle, soulignant que cette troisième place dans les sondages montre que les Français commencent à ouvrir les yeux. « Il va y avoir de grosses surprises le soir de l’élection » dit-elle avec une pointe de malice en jetant un œil admiratif vers une photo de François Hollande.

Mais pour de nombreux analystes qui ont analysé en profondeur cette situation inédite et intéressante – faute de quoi nous n’en ferions pas un article entier – c’est un vote qui s’enracine profondément et qui porte une identité forte. « Il y a une sorte de rejet des valeurs établies. Les gens ne se reconnaissent plus dans les politiques, alors ils se tournent vers les extrêmes et donc, logiquement, le socialisme. » commente un responsable de l’IFOP qui note que le PS se maintient désormais comme la potentielle troisième force politique du pays. « C’est quelque chose d’inédit. Il y a clairement un basculement, et les autres partis devraient se méfier ». Mais de l’avis de nombreux experts, l’inexpérience du PS dans la gestion des affaires politiques serait un très sérieux frein à une possible arrivée, un jour, à la tête du pays.

La Rédaction

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