Goldman Sachs inaugure son premier restaurant qui sert du bébé panda

132 Publié le 30/05/2014 par La Rédaction

Paris – Lumières douces, sièges en velours et pianiste de jazz, Panda’s Delight, au cœur du quartier de la Madeleine à Paris, ressemble a première vue à n’importe quel restaurant de luxe. Mais le premier restaurant de luxe à servir de la viande de bébé panda.

 Surfant sur son savoir-faire en matière de cruauté, Goldman Sachs s’attaque à la destruction de la nature avec une arme nouvelle : la gastronomie. Ces derniers, animaux stars de l’enseigne, sont gardés vivants dans de grandes cages au milieu de la salle, leurs petits cris terrorisés perçant parfois sous les accords du piano.

Lorsqu’un client commande le plat, les serveurs bâillonnent le spécimen choisi puis le confient à Didier Jousset, trader senior de la banque d’affaires et boucher amateur. « Ce que j’aime le plus c’est de voir la vie quitter leurs petits yeux tout mignons », explique Didier Jousset au Gorafi en essuyant sa main ensanglantée sur le revers d’une nappe. « La difficulté, c’est de maintenir un niveau de cruauté maximum tout au long du processus ».

Vingt minutes plus tard, le plat est servi, assaisonné d’une sauce aux larmes d’enfants. « C’est le petit plus, confie avec malice Jospeh Arif, le cuisinier en chef. Les larmes sont obtenues ici-même auprès des enfants qui assistent aux mises à mort. Du pur jus de tristesse ! ».

Dans l’assiette, cela ressemble trait pour trait à un pot-au-feu traditionnel. Mais en beaucoup plus raffiné. « C’est l’une des meilleures choses que j’ai mangée de ma vie » commente en souriant Michel, qui tient un blog sur l’art contemporain : « Et le plaisir gastronomique est décuplé par le fait que l’on contribue à l’extinction d’une espèce protégée ».

Un plaisir qui a déjà séduit près de 10 000 personnes ces dernières semaines engrangeant un chiffre d’affaire de 300 000 euros. L’ensemble des bénéfices du restaurant sont reversés à la « Fondation Goldman Sachs pour la destruction de la nature », créée pour l’occasion aux îles Caïman.

« Nous sommes très fiers de gagner de l’argent en faisant ce que l’on aime » explique Blank Firestone, directeur de la cruauté chez Goldman Sachs. « Chacun de ces petits steaks, explique-t-il en faisant un geste circulaire devant les assiettes en préparation dans les cuisines, c’est la contribution de Goldman à la destruction de la nature. Bill Gates veut un monde sans Sida. Nous voulons un monde sans pandas ».

 

La Rédaction

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