Les dirigeants de la FIFA se demandent s’ils n’auraient pas pu multiplier leur salaire par trois au lieu de deux

72 Publié le 25/06/2014 par La Rédaction

Genève – Tension et incertitude au siège de la FIFA après les interrogations soulevées par plusieurs cadres de la FIFA. Après l’annonce par voie de presse que les membres du comité exécutif avaient doublé leur salaire (suite à l’abandon de primes), plusieurs cadres ont pris leurs distances et expriment leur colère. Selon eux, on aurait pu en profiter pour tripler les salaires et pas seulement les doubler.

Genève – Tension et incertitude au siège de la FIFA après les interrogations soulevées par plusieurs cadres de la FIFA. Après l’annonce par voie de presse que les membres du comité exécutif avaient doublé leur salaire (suite à l’abandon de primes), plusieurs cadres ont pris leurs distances et expriment leur colère. Selon eux, on aurait pu en profiter pour tripler les salaires et pas seulement les doubler.

Colère légitime

Ambiance délétère dans les couloirs de la FIFA. « On a pas été consulté, c’est scandaleux » affirme ainsi un des membres de ce conseil exécutif pour qui la colère des frondeurs de la FIFA est légitime. « On aurait largement pu tripler les salaires, c’était pas très compliqué à faire. Je ne comprends pas pourquoi personne n’y a pensé » commente un autre cadre. La FIFA déjà fragilisée par plusieurs scandales tente de minimiser l’ampleur de la déflagration et assure que ce triplement de salaire devrait arriver très vite. « Quand ? On n’a aucune date ! Et après on s’étonne que le grand public estime que la FIFA a une organisation opaque » s’emporte un cadre.

Pour beaucoup, c’est peut-être le signe que la FIFA doit faire son examen de conscience et commencer son autocritique. « Le triplement de salaire est un sujet hélas tabou, c’est dommage, alors qu’avec cet argent, c’est vrai, on peut faire plein de choses » juge Sepp Blatter. Les frondeurs demandent l’ouverture immédiate d’une commission indépendante d’enquête sur ce doublement de salaire. Comme le souligne l’un d’eux : « On veut savoir pourquoi on est resté qu’à deux et si par exemple on aurait pu carrément le quadrupler ».

La Rédaction

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