Syriens et Ukrainiens accusent les Irakiens de leur voler la vedette

84 Publié le 27/06/2014 par La Rédaction

De nombreux ressortissants de Syrie et d’Ukraine se plaignent de plus en plus de l’attitude adoptée depuis peu par le peuple irakien. Avec la nouvelle crise provoquée par les djihadistes de l’ISIS, la Syrie et l’Ukraine risquent de se retrouver dépourvues de couverture médiatique.

De nombreux ressortissants de Syrie et d’Ukraine se plaignent de plus en plus de l’attitude adoptée depuis peu par le peuple irakien. Avec la nouvelle crise provoquée par les djihadistes de l’ISIS, la Syrie et l’Ukraine risquent de se retrouver dépourvues de couverture médiatique.

Chacun son tour ?



« On est là, on souffre, on essaie de survivre. Si en plus c’est pour se faire reléguer en seconde division du malheur médiatique, non merci ! »
, vocifère 
Mamoun Seif, un jeune ukrainien qui a vécu depuis le début la situation en Crimée et plus largement dans le reste de son pays.

Même son de cloche chez Sydir Massol, un rebelle syrien d’Alep pour qui la situation devient intenable : « C’est bon là, ça suffit. Déjà qu’on a perdu un peu de notre aura quand les Ukrainiens ont commencé à faire n’importe quoi chez eux. Là maintenant, avec les Irakiens, ça devient impossible », explique-t-il avant de repartir au combat.

Janyce Garrigou est porte-parole pour la France de l’ONG Amnesty International. Elle nous donne son analyse sur cette situation plutôt cocasse : « La multiplication des zones de conflits cette année pose problème à tous ces acteurs. Chacun veut être la star du 20h, faire l’ouverture du JT avec un massacre ou une tension qui s’accentue. Mais c’est très dur de rester en haut de l’affiche sur le long terme, et les pays en guerre stars d’hier sont vite remplacés »

Un statut de « pays victime » tournant



L’une des solutions préconisées par Amnesty ainsi que par de nombreux ressortissants de ces pays en crise, c’est l’instauration d’un calendrier des événements tragiques. Selon ce principe, lorsqu’un pays est en crise, les autres zones de tension du globe auraient ainsi l’interdiction de provoquer un conflit ou un autre acte grave et médiatique tant que leur tour n’est pas officiellement venu.

La Rédaction

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