Vol MH17 : l’artilleur pro-russe responsable de l’attentat rétrogradé assistant artilleur adjoint

152 Publié le 21/07/2014 par La Rédaction

Alors que les experts internationaux tentent d’accéder à la zone du crash de l’avion de la Malaysia Airlines, les séparatistes pro-russes ont pris les devant.

Alors que les experts internationaux tentent d’accéder à la zone du crash de l’avion de la Malaysia Airlines,  les séparatistes pro-russes ont pris les devant. La « boulette » commise par l’un d’entre eux doit être lourdement sanctionnée. Reportage.

L’erreur de trop

Le conseil de discipline s’est déroulé aux premières lueurs de l’aube. Le sergent chef Igor Vanovitch n’en menait pas large face à ses pairs. Il sait que le moment est grave. Son geste malheureux de jeudi dernier n’est hélas pas passé inaperçu. « 298 morts, c’est l’erreur de trop. On ne peut pas laisser passer ça », commente un de ses supérieurs hiérarchiques, « quant à sa cécité, elle ne peut en aucun cas être considérée comme une excuse », prévient-il.

Le jeune artilleur a donc écopé d’un blâme et s’est vu rétrograder au statut très humiliant d’assistant artilleur adjoint. Pour les membres du conseil de discipline, cette décision d’une rare gravité s’explique par le caractère récidiviste du jeune homme. « Il avait déjà renversé du café sur le pantalon de son chef de section. Il faut marquer le coup cette fois-ci. »

Payer pour les autres ?

Au cours d’une conférence de presse organisée à la sortie du conseil de discipline, Igor Vanovitch, n’a pas caché sa déception. « J’ai un peu le sentiment de payer pour tout le monde », déclare t-il au bord des larmes. Plusieurs de ses camarades sont également montés au créneau pour défendre ce soldat décrit par tous comme extrêmement professionnel. « Je pense que la présence de scientifiques luttant contre le virus du Sida n’a pas arrangé son sort. On peut alors se demander ce qui lui aurait été réservé si des chatons ou des poneys avaient été à bord de l’avion », ironise le lieutenant Sergueï Adamovitch.

Une coopération russe payante

La décision des autorités pro-russes a été largement saluée par la communauté internationale. Vladimir Poutine, le premier chef d’Etat à avoir réagi à cette annonce, s’est félicité :  « La Russie avait promis son entière coopération pour résoudre ce léger malentendu. Voilà qui est réglé. » De son côté, le premier ministre malaysien, Najib Razak, s’est dit « soulagé » de ne pas avoir à déclarer la guerre à la Russie pour obtenir les réponses nécessaires, avant de conclure : « De toute façon, on les aurait défoncés ».

La Rédaction

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