Pianos dans les gares – La SNCF demande aux voyageurs d’arrêter de ne jouer que «Happy»

101 Publié le 01/08/2014 par La Rédaction

Après l’agression de plusieurs voyageurs qui avaient eu l’erreur de vouloir interpréter « Happy » sur ses pianos, la SNCF hausse le ton. Elle demande désormais aux voyageurs de varier leur choix musicaux afin de ne pas agacer les personnes qui empruntent les gares et ainsi ne pas s’exposer à des conséquences physiques et cliniques regrettables. Reportage.

Après l’agression de plusieurs voyageurs qui avaient eu l’erreur de vouloir interpréter « Happy » sur ses pianos, la SNCF hausse le ton. Elle demande désormais aux voyageurs de varier leur choix musicaux afin de ne pas agacer les personnes qui empruntent les gares et ainsi ne pas s’exposer à des conséquences physiques et cliniques regrettables. Reportage.

Jean-Jérome a 21 ans. Alors qu’il prend son train, gare de Lyon à Paris, pour se rendre en vacances en Suisse, il s’arrête quelques minutes sur le piano mis à sa disposition dans la gare et commence à jouer le seul morceau qu’il connaisse, « Happy ». Quelques secondes plus tard, plusieurs voyageurs lui demandent de stopper immédiatement. Le jeune homme ne doit sa vie sauve qu’à un agent de la gare qui s’interpose tandis que les voyageurs commencent à s’énerver. « Ces quelques notes ont transformé les gens en bêtes sauvages aux yeux injectés de sang » raconte un témoin qui dit avoir perdu le contrôle de lui-même et s’être retrouvé avec un pied de biche dans les mains dès les premières notes de musique.

La SNCF a annoncé de son côté prendre la chose très au sérieux et demande désormais aux voyageurs et usagers de son réseau qui souhaiteraient jouer sur ces pianos de respecter quelques lignes de conduite. Ainsi, plusieurs morceaux jugés trop connus ou répétitifs seront absolument à proscrire. Dans la liste donnée, on trouve « Happy » mais aussi « My Heart Will Go On » ou l’intégralité de la musique du film Amélie Poulain. Ainsi à Bordeaux, un jeune homme stupide était  toujours entre la vie et la mort après avoir interprété « La Valse d’Amélie » six fois de suite sur le piano de la gare.

« Nous espérons que ces simples mesures permettront à tous de voyager sereinement, calmement » a expliqué Guillaume Pepy, précisant que les chefs de gare avaient toute autorité pour stopper au plus vite les personnes qui enfreindraient les nouvelles consignes. « Et nous serons extrêmement attentifs » a-t-il ajouté avant d’empoigner un pied de biche et de se diriger en courant vers un piano où un journaliste qui avait quitté la conférence de presse commençait à jouer « La Cucaracha ».

La rédaction

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