Un candidat au concours de gardien de la paix se fait recaler par manque de préjugés racistes

130 Publié le 09/09/2014 par La Rédaction

Jean-Marc Tapoutou a 22 ans. Son rêve était de devenir policier « pour faire régner l’ordre 
et la loi 
comme dans les films ». Mais son projet vient d’être sérieusement contrarié par un échec au concours de gardien de la paix.

Jean-Marc Tapoutou a 22 ans. Son rêve était de devenir policier « pour faire régner l’ordre 
et la loi 
comme dans les films ». Mais son projet vient d’être sérieusement contrarié par un échec au concours de gardien de la paix. Le jeune homme originaire de Domont (Val d’Oise) aurait raté les épreuves psychologiques en exprimant un nombre « trop faible d’idées reçues racistes ».

Le coup dur



Il était pourtant sûr de lui. « J’avais mon Bac. Je m’étais entraîné physiquement pour le concours. J’avais même travaillé ma gestion du stress. Mais me faire recaler sur mon manque de stéréotypes ethniques, là c’est dur » nous confie Jean-Marc entre deux sanglots. Pour lui, un monde s’effondre.

Pour nous il revient sur l’épreuve qui lui a coûté sa chance : « Il y avait un officier devant qui m’a posé des questions du genre « Les Arabes ce sont tous des… », « Les Noirs ils sont bons qu’à… » et il fallait compléter sa phrase avec une affirmation plus ou moins raciste. Mais j’y suis pas arrivé. Pas assez préparé je pense…»

Car quelques minutes après cet entretien, celui qui rêve de l’uniforme bleu foncé est reçu par un autre officier qui lui annonce le terrible verdict. « Il m’a dit que sur 30 questions je n’avais que 2 réponses suffisamment racistes mais que c’était encore insuffisant. Il a expliqué que le contrôle au faciès représentait la tâche principale de notre métier et qu’elle reposait sur une solide capacité à se construire des préjugés racistes. »

Chercher une autre voie



Après cette déconvenue, Jean-Marc songe à se ré-orienter vers un secteur plus adapté à son absence de racisme. « Je pense peut-être devenir infirmier ou travailler pour une association d’aide aux sans-papiers. Des secteurs où on me reprochera pas de ne pas penser que tous les Chinois sont vicieux et hypocrites. »

La Rédaction

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