Un artiste indépendant heureux de ne dépendre que des aides hebdomadaires de son père

117 Publié le 06/10/2014 par La Rédaction

Cyril Lecuyer est peintre à son propre compte depuis tout juste 1 an. Ancien graphiste, ce Parisien de 32 ans est pleinement épanoui depuis qu’il a choisi de devenir libre et de ne compter que sur lui-même et les très réguliers versements d’argent de son père, commercial dans l’outillage de plomberie.



C’est dans son 3 pièces du IXe arrondissement qu’il loue 360 euros à sa tante que Cyril nous reçoit. C’est un trentenaire souriant et blagueur qui répond à nos questions. « Être libre ça n’a pas de prix. Même s’il faut le payer par une plus grande précarité, je ne reviendrai jamais sur ma décision de ne plus avoir d’ordre à recevoir », nous confie l’artiste dont le salon fait également office d’atelier.

Pour s’affranchir du monde du travail traditionnel et vivre de sa passion, Cyril a tout plaqué il y a 13 mois. Son poste de graphiste dans une boîte de production, sa petite amie avec qui il était en couple depuis 2 semaines. « Je n’en pouvais plus de ce manque d’initiative et de la routine. J’avais besoin de me jeter dans le vide et de voler de mes propres ailes », précise Cyril tout en regardant si son père a bien effectué le virement qu’il lui fait chaque vendredi.

Sa réussite, Cyril ne la doit qu’à lui-même pour avoir eu le courage de prendre cette décision, et un peu à Didier, son père, qui « met la main à la poche » pour aider son fils. Un soutien que le peintre spécialisé en art contemporain relativise avec humour : « C’est pas vraiment une aide financière. C’est mon premier client surtout ! Ah ah ! »

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Mais ce dernier ne veut pas s’arrêter là. Il compte très vite embaucher plusieurs employés pour gérer différents aspects de son travail : « Je peins tellement ces temps-ci que je n’ai même plus le temps de faire le ménage. Il faudrait que je prenne une femme de ménage ou deux. Pour ça je crois que je vais avoir besoin de fonds et donc de trouver un associé ou deux. Pour l’instant je pense à mon cousin. Je vais lui en parler », conclut Cyril avant de joindre son père par téléphone pour lui rappeler de ne pas oublier le prochain virement.

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