Nicolas Sarkozy : « J’ai appris l’existence du Kazakhstan avant-hier en lisant la presse »

165 Publié le 09/10/2014 par La Rédaction

Les jours se suivent et se ressemblent pour Nicolas Sarkozy qui ne semble pas vouloir en finir avec la justice. Quelques jours seulement après de nouvelles révélations sur l’affaire Bygmalion, une nouvelle enquête menacerait l’ancien chef de l’Etat.

Selon les informations révélées par Le Monde et Médiapart, plusieurs conseillers de l’ex-Président de la République sont soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin dans le cadre d’un contrat d’armement passé avec le Kazakhstan. Une accusation aussitôt démentie par Nicolas Sarkozy qui a déclaré avoir « appris l’existence du Kazakhstan avant-hier en lisant la presse. » Une explication jugée crédible par plusieurs experts en politique internationale. Interrogé par France Info sur ce sujet, Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations Stratégiques Internationales (IRIS), visiblement très gêné, s’est déclaré dans l’incapacité de situer le Kazakhstan sur une carte.

Parmi les personnes mises en cause, Jean-François Etienne des Rosaies, chargé de mission à l’Elysée, est accusé d’avoir perçu 300.000 euros de rétro-commissions ainsi que des faveurs du régime kazakhe. Ce dernier s’est dit choqué par ces accusations et a déclaré ne pas comprendre ce qui lui était reproché. « J’aimerais qu’on m’explique quels sont les avantages d’être invité une semaine au Kazakhstan ? Ma femme a failli me quitter quand je lui ai dit que nous étions invités à passer une semaine en hôtel-club avec les enfants. Ce pays est une purge. »

A l’UMP, les militants font bloc derrière l’ancien chef de l’Etat, admettant eux-mêmes n’avoir jamais eu connaissance de l’existence du Kazakhstan. Plusieurs d’entre eux avouent également être incapables de dire sur quel continent se trouve la Libye ou encore de savoir dans quel pays se trouve la ville de Karachi. Ce sentiment est largement partagé par plusieurs élus de droite pour qui il ne fait pas de doute que Nicolas Sarkozy est victime d’une « cabale inadmissible » visant à faire respecter la loi.

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