90% des usagers de Facebook s’en servent pour s’assurer que leur vie n’est pas aussi ratée que celle de leurs proches

131 Publié le 04/11/2014 par La Rédaction

Selon une étude de l’université de Tokyo, il apparaît que plus de 90% des utilisateurs de Facebook ont une utilisation très particulière de ce réseau social. Pour beaucoup, il s’agit avant tout se rassurer par rapport à leur propre vie en s’assurant que leurs proches et anciens camarades d’école ont une vie bien plus minable que la leur. Reportage.

Selon une étude de l’université de Tokyo, il apparaît que plus de 90% des utilisateurs de Facebook ont une utilisation très particulière de ce réseau social. Pour beaucoup, il s’agit avant tout se rassurer par rapport à leur propre vie en s’assurant que leurs proches et anciens camarades d’école ont une vie bien plus minable que la leur. Reportage.

Pour le docteur Hoshyn, cela ne fait aucun doute. On passe le plus clair de notre temps sur Facebook pour se rassurer. En comparant avec d’autres vies que la nôtre « Nous avons constaté que la plupart des gens se connectent et entrent systématiquement le nom de leur ex, ami-es et anciens camarades de classe. S’ensuit une comparaison immédiate avec la propre vie actuelle su sujet ». Si la vie de l’ancien camarade est moins réussie que la vie du sujet, celui-ci subit immédiatement un apport positif sur son moral qui peut durer plusieurs heures. « C’est comme quelqu’un qui vous tapote sur l’épaule en disant tu vois, c’est pas aussi pourri que ça » précise le docteur.

De temps en temps, les utilisateurs vont cependant s’envoyer des messages ou des « pokes » mais cela reste une pratique minoritaire. « Moi-même j’ai un compte Facebook et je ne l’utilise que pour m’assurer que mes enfoirés de rivaux du laboratoire de Honshu sont encore en retard dans leurs travaux et cela a un effet très positif sur mon moral ». Dans les cas où vous constateriez que les vies de vos connaissances seraient accidentellement meilleures que la vôtre, le docteur a là aussi une excellente solution.

« N’hésitez pas à mentir. Le réseau social est une guerre psychologique permanente. Car l’autre aussi vous observe et en constatant que vous avez une meilleure vie que la sienne, vous prendrez l’ascendant sur lui » explique-t-il en postant une photo de lui-même, truquée numériquement, où on le voit donnant cette interview à un parterre de journalistes occidentaux.

La Rédaction

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