BHL : « Il n’est pas essentiel de lire des livres pour être intelligent, les posséder dans sa bibliothèque suffit »

307 Publié le 16/01/2015 par La Rédaction

Lors d’un entretien avec Le Gorafi, le penseur et philosophe Bernard-Henri Lévy revient sur les raisons de son succès, et nous livre quelques clés de réflexion pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit.

Lors d’un entretien avec Le Gorafi, le penseur et philosophe Bernard-Henri Lévy revient sur les raisons de son succès, et nous livre quelques clés de réflexion pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit.

Chemise entrouverte, trônant devant sa bibliothèque en chêne massif, celui qu’on surnomme BHL dévoile l’une de ses techniques pour muscler son intellect : « On pense à tort que c’est la connaissance et la réflexion qui rendent intelligent. En fait, il suffit d’affirmer quelque chose avec aplomb en utilisant des mots compliqués. Ce que je veux dire par là, c’est qu’un paradigme turgescent essaime largement un gimmick matriciel » précise-t-il avec une grande justesse.

C’est avec la même pertinence d’analyse qu’il met fin à une autre idée reçue sur l’intelligence : « Il n’est pas essentiel de lire des livres pour être intelligent, les posséder dans sa bibliothèque suffit. L’essentiel de l’intelligence repose sur la croyance des autres que vous êtes intelligent. Le reste consiste à répéter des phrases intelligentes qu’on a entendu ailleurs ».

La méthode de la bibliothèque bien fournie est d’ailleurs utilisée par de nombreux intellectuels à travers le monde. On sait par exemple que Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’Etat Islamique, possède plus de 17 000 exemplaires du Coran, le livre saint de l’Islam, sans en avoir lu aucun d’entre eux. Ce qui lui permet de prêcher en toute légitimité une idéologie qui lui est propre.

Enfin, BHL nous dévoile le secret de son succès auprès du grand public : « La simplicité », révèle-t-il en allumant un cigare cubain. « Il suffit de rester soi-même, pas besoin d’artifice » termine-t-il, les cheveux volant au rythme du ventilateur qui lui caresse le visage.

La Rédaction

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