Fabrice Luchini sombre dans la dépression après avoir commis une faute de liaison

126 Publié le 28/01/2015 par La Rédaction

C’est jeudi dernier vers 17 heures que s’est produit le drame, dans un bar du XVII ème arrondissement, où Fabrice Luchini et Gérard Claudier vont souvent partager un café et quelques viennoiseries. « Nous allions rentrer, il me déclamait du Molière comme à son habitude ». C’est alors que Fabrice dit : « Si tu veux nous pouvons-t-aller boire un verre à la maison ».

« Il n’a pas réalisé tout de suite. Il m’a d’abord regardé un peu hagard, puis ses yeux se sont révulsés et il a commencé à trembler. C’est là que j’ai compris qu’il s’était passé quelque chose » raconte Gérard, ému. Incapable de bouger, Luchini n’ose plus parler, de peur de commettre un nouvel impair. « Je l’ai porté jusque chez lui puis je lui ai passé en boucle l’intégrale des discours d’André Malraux. Je pensais qu’une bonne dose d’éloquence lui remettrait les idées en place. »

Mais rien n’y fait. Depuis l’accident, Fabrice Luchini reste prostré chez lui, refusant de se nourrir. « Il a tous les symptômes de la dépression profonde » explique son grand ami, le professeur Strauss de l’Académie de Médecine. « Il se tient en mépris et il veut se faire mal. C’est un cas extrêmement violent, je… Enfin, il va jusqu’à se réciter des passages entiers du livre de Valérie Trierweiler… J’ai rarement vu ça. »

Attirer l’attention du grand public sur son sort

Régine Chimier, présidente du syndicat national des professeurs de français, a appelé à organiser des veillées-dictées pour attirer l’attention du grand public sur le sort de M. Luchini. « Fabrice est le seul à savoir faire entendre, et même plus, à faire résonner les « e » muets. S’il nous quitte, c’est la fin des haricots. Sans lui notre combat est vain. C’est l’élu. »

La Rédaction

Photo: Georges Biard/Wikicommons

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