Il déteste secrètement la personne qui le précède dans la file d’attente

84 Publié le 04/02/2015 par La Rédaction

Boulogne-Billancourt – Il est 12h14 quand Stéphane Beaudoin, 28 ans, s’apprête à entrer dans une agence bancaire de la banlieue Ouest-Parisienne. D’ordinaire plutôt détendu, Stéphane est aujourd’hui pressé : “J’avais besoin de déposer des espèces sur mon compte pour éviter d’être à découvert et de payer des Agios, et je n’avais qu’une heure de pause déjeuner”. L’impensable se produit alors. Véritable coup du sort : un inconnu d’une quarantaine d’années, vêtu d’un pardessus, surgit et pousse la porte une dizaine de mètres à peine avant lui.

Boulogne-Billancourt – Il est 12h14 quand Stéphane Beaudoin, 28 ans, s’apprête à entrer dans une agence bancaire de la banlieue Ouest-Parisienne. D’ordinaire plutôt détendu, Stéphane est aujourd’hui pressé : “J’avais besoin de déposer des espèces sur mon compte pour éviter d’être à découvert et de payer des Agios, et je n’avais qu’une heure de pause déjeuner”. L’impensable se produit alors. Véritable coup du sort : un inconnu d’une quarantaine d’années, vêtu d’un pardessus, surgit et pousse la porte une dizaine de mètres à peine avant lui.

“Il avait dû préparer son coup depuis longtemps”

Désemparé, Stéphane tente d’abord de relativiser : “Je me suis dit que ce n’était pas très grave, et que j’aurai quand même le temps de passer. Mais il avait cet air narquois, insolent, et puis il avait des lunettes. Je déteste les lunettes. Enfin, j’aime bien les lunettes, mais sur lui cela m’énervait. J’ai commencé à le détester en secret pour mille détails de sa personnalité” avoue-t-il.

Vers 12h22, la situation semble se calmer quand trois des quatre personnes qui précédaient Stéphane dans la queue terminent leurs affaires en très peu de temps. C’est au tour de l’inconnu de se présenter au guichet. La situation vire alors au cauchemar : “Il a commencé à sortir un petit papier de sa poche avec au moins 10 choses à demander au banquier. C’en était trop. D’abord les lunettes, et maintenant ça. Il avait dû préparer son coup depuis longtemps.” fulmine-t-il.

“Comme par hasard aujourd’hui”

Pour Stéphane, aucun doute : il s’agit d’un complot. “Il se pointe comme par hasard aujourd’hui, le jour où je décide d’y aller alors que ça fait 15 jours que je repousse l’échéance. Et puis il entre 5 secondes à peine avant moi. Il devait attendre mon arrivée caché derrière un bosquet. Je le déteste. Je le déteste!” peste-t-il. Car ce qui inquiète Stéphane, à juste titre, c’est que l’agence ferme ses portes à midi trente précise.

12h29. Il ne semble plus y avoir d’espoir. Stéphane envisage des solutions radicales : “C’est foutu, je vais devoir revenir une autre fois. Peut-être me lever plus tôt demain matin pour y aller. C’est insupportable. J’aurais dû m’en douter dès le début quand j’ai vu ses lunettes. Je le hais.” conclut-il. Aux dernières nouvelles, Stéphane hésitait encore entre se lever plus tôt le lendemain, ou quitter son travail et consacrer sa vie à transformer l’existence de l’homme à lunettes en, selon ses dires, “un véritable enfer”.

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